SUCCESSION DES VENTS DANS UN CYCLONE
est, puis au nord. On se rend aisément compte de cette succession des vents du sud au nord par le côté est, en imaginant que, le cyclone restant immobile, c'est le lieu A qui se déplace en sens contraire, sur une ligne A A' A" parallèle à la trajectoire du centre. De même, si le lieu B est parcouru par l'ouragan dans sa moitié méridionale (demi-cercle 'dangereux), il est aisé de voir que le vent, soufflant d'abord du sud, arrivera de même à la direction nord, mais en passant par les rhumbs opposés de la rose, c'est-à-dire par le sud-ouest, l'ouest et le nord-ouest.
Si, sans quitter l'hémisphère boréal, on cherchait quelle
Fig. 505. — Succession des vents pendant le passage d'un cyclone.
est la succession des vents qu'on observe quand le cyclone parcourt la première branche de sa parabole, orientée de l'est à l'ouest, il est évident que leur direction varierait du nord au sud, soit par l'est, soit par l'ouest. On s'en rendra compte d'ailleurs en remarquant que, le mouvement giratoire conservant le même sens, c'est le mouvement de translation seul qui serait changé, aussi bien dans la moitié nord que dans la moitié sud du cyclone. Mais, au point de vue de l'intensité, c'est alors dans la première moitié que les vents cycloniques soufflent avec le plus de force, puisqu'elle forme le demi-cercle dangereux.
Enfin vers le sommet de la trajectoire parabolique le mouvement de translation d'un cyclone boréal est sensiblement parallèle au méridien, et dirigé du sud au nord. Les premiers vents ressentis en un lieu traversé par l'ouragan sont les vents d'est qui passent au nord-est, au nord, au nord-ouest et à l'ouest dans le demi-cercle maniable et au contraire au sud-est, au sud, au sud-ouest et à l'ouest dans le demi-cercle oriental ou dangereux.
La loi de succession des vents pour les lieux que traverse un cyclone de l'hémisphère austral, ne serait pas plus difficile à établir en partant des mêmes principes, c'est-à-dire du sens connu et invariable, soit du mouvement de rotation, soit du mouvement de translation du météore. Pour abréger, nous résumerons tout ce que nous venons de dire par le tableau suivant :