OSCILLATIONS ACCIDENTELLES DU BAROMÈTRE
plitude que 10 degrés plus au nord dans l'Europe occidentale ; mais, en pénétrant dans l'intérieur de l'ancien continent, elles diminuent toujours et paraissent croître de nouveau sur la côte orientale de l'Asie. Leur amplitude est égale à Gœttingue, Tomsk et Iakoutsk (latitudes de 51° 52', 56° 29' et 62° 2').
« Sur la côte occidentale de l'Amérique, l'oscillation est la même à latitude égale que celle de la côte correspondante de l'Europe, comme le prouvent les observations faites à Sitcha et Iloulouk. Dans l'intérieur de l'Amérique elle est moindre que sur les côtes. »
C'est pour traduire aux yeux d'une manière plus saisissante que ne peuvent le faire les tableaux de chiffres, que le savant météorologiste de Halle imagina les lignes auxquelles il donna le nom de lignes isobarométriques. « J'entends par ligne isobarométrique de 4mm,51, dit-il, la courbe qui passe par tous les points dans lesquels la différence moyenne entre les extrêmes mensuels est de 4mrn,511. » En traçant ces lignes à la surlace d'une mappemonde, Kaemtz trouva qu'elles reviennent sur elles-mêmes comme les isothermes et forment deux systèmes différents. « Les centres de ces deux systèmes, ou les pôles des oscillations irrégulières du baromètre, dit-il, ne se trouvent pas comme les pôles du froid sur les deux continents, mais ils sont situés sur les mers qui les séparent. Dans le sud de l'Afrique et de la Nouvelle-Hollande, la grandeur des oscillations est la même que dans l'Europe occidentale : mais, dans leur trajet du cap de Bonne-Espérance à la Nouvelle-Hollande, ces lignes paraissent se rapprocher de l'équateur : c'est une conséquence de l'agitation de l'atmosphère dans la mer des Indes. »
Dans une note Sur les plus grands écarts du baromètre à Paris, Arago déduit de quatorze années d'observations, de
1. On voit, d'après cette définition, qu'il ne faut pas confondre les lignes isobarométriques de Kaemtz avec les isobares, ou courbes d'égale pression, qu'on emploie fréquemment dans la météorologie contemporaine, et sur lesquelles nous aurons plus loin l'occasion de revenir fréquemment.
1817 à 1830, un écart moyen annuel de 44mm,5 environ, la moyenne des maxima étant 775mm,43 et celles des minima de 728,90. Mais le plus grand écart pour la même période est celui de l'année 1821 : le 6 février, à 9 heures du matin, le baromètre s'éleva à 780n,m,82, et le 24 décembre, pendant la nuit, il descendit à 713mm,12; différence, 67nim,70. Si, au lieu
Fig. 49. — Ecarts des moyennes mensuelles barométriques maxima et minima entre les années 1816 et 1852 à Paris.
d'envisager les écarts extrêmes, on ne considère que les maxima ou minima mensuels, on trouve pour la période de 37 années comprise entre 1816 et 1852 les écarts que représente la figure 49. Elle montre que le plus faible écart moyen s'est montré dans le mois d'août, et le plus considérable en décembre. D'une façon plus générale, c'est pendant les mois d'été que la différence est la moindre, pendant ceux d'hiver qu'elle