IMAGES DANS LA CHAMBRE OBSCURE
la lumière qui pénétra dans les intervalles laissés par les Teuilles a toujours une forme circulaire ou elliptique (fig. 17), suivant que les rayons tombent perpendiculairement ou obliquement sur le sol. Pendant les éclipses de Soleil, on peut observer que les images de l'astre affectent la forme d'un croissant lumineuï. d'autant plus écliancré que le disque solaire l'est lui-
Fig. 17. — Images rondes el elliptiques du Soleil à travere les ou*erlures du feuillage.
même davantage : l'image est annulaire dans le cas d'une éclipse annulaire de Soleil.
Si le volet de la chambre obscure est en face d'un paysage éclairé par le Soleil, ou même par la lumière diffuse que réfléchit un ciel clair, chaque objet viendra peindre son image sur l'écranT image renversée comme on l'a vu tout à l'heure, et l'on aura une reproduction fidèle du paysage. Si l'écran est bien blanc, toutes les couleurs et leurs nuances s'y trouveront
admirablemrnt peintes ; mais l'image aura d'autant plus de netteté que Fouverture sera plus petite et le paysage plus éloigné.
Avant d'aller plus loin, et pour faciliter le langage, disons ce qu'on doit entendre par rayon de lumière, pinceau ou faisceau lumineux. On nomme rayon luminetu: la série des points considérés simuUanément ou successivement, dont l'une quelconque des' lignes suivies par la lumière se compose; pinceau
Fig. 18. — Imag jirodi
lumineux, l'eiiseinlile d'un petit nombre de rayons partis du même point, et faisceau lumiimur la réunion de plusieurs rayons parallèles. Les pinceaux lumineux ne sont autre chose, on le voit, que des pyramides ou des cônes ayant leurs sommets en un point de la source. Mais quand la source lumineuse est très éloignée, comme il arrive pour le Soleil el les étoiles, les rayons partis d'un même point de la source ont une divergence si faible, qu'on peut les considérer comme rigoureusement parallèles.