TBRSISTANCE DE L'IMPRESSION LUMINEUSE
g 2. PERSISTANCE DE l'iMPRESSIOM LUMUSEUSE.
L-'^m JKnpression de la lumière sur la rétine, la sensation qui en résui. Jl Wlb ne cessent pas instantanément, aussitôt que la cause qui
lonne naissance cesse d'agir. En un mot, l'action de la
re peut être excessivement courte ; mais la sensation per-
3)endant un certain temps dont la durée dépend à la fois
itensité de la lumière et de l'état de fatigue de l'œil.
faits qui prouvent cette persistance sont d'une observa-
"Sacile. Citons-en quelques-uns.
and on jette les yeux sur un objet très brillant, très lumi-
. sur le Soleil par exemple, puis qu'on les ferme brusque-
, ou, ce qui revient au même, qu'on les porte sur un fond
•re, on voit encore quelque temps l'image brillante du
le. Cette image positive s'affaiblit rapidement et disparaît
faire place à d'autres images accidentelles dont plus loin
s dirons un mot. Il n'est pas nécessaire que l'objet qu'on
«it une lumière aussi intense. Ainsi, en regardant de l'in-
^^^^^ir d'une chambre la lumière diffuse du jour venant par
^^ fenêtre, puis fermant brusquement les yeux, on voit per-
Sï^t^^x nettement l'image des rectangles lumineux formés par les
^'-^'^s, découpés par les lignes sombres de la croisée.
^^^i^tte persistance de l'impression lumineuse se constate aisé- ''^^^^^ d'une autre manière. On n'a qu'à faire mouvoir rapide- ''^^^^ t un point brillant, l'extrémité d'une baguette embrasée, P^^*^^:^ que l'œil voie, au lieu d'une suite de points lumineux isoj^^g^ un seul trait de feu continu. Ce trait se change en un ^^^-^le, en une courbe quelconque, si l'on fait tourner en cercle
^ *^out de la baguette, ou si on lui fait décrire la courbe en
^^^^tion. Les traînées lumineuses des fusées dans les feux d'ar-
^^^^, celles des étoiles filantes, sont dues en grande partie à la
^^^^^ de rimpression de la lumière sur la rétine ; nous disons
^^ &'ande partie j afin que l'on ne confonde pas le trait de feu
avec la liaîiiée, quelquefois persistante et probablement matérielle, qu'on observe après la disparition de certains bolides. ï.e iiirnie |)!iéuoinène s'obtient si, le point lumineux restant inimnbile, c'est un miroir reflétaul son image qui reçoit le mouvement. Nous avons vu Lissajous combiner les réflexions sindeux miroirs à angle droit [lour étudier les vibrations des deux (liapiison-s. et pour comparer les hauteurs des sons que ces (liiipitsiins produisent. Les courbes optiques ainsi obtenues î^ont évidemment dues à la persistance des impressions lumineuses successives. Déjà Wbealslone, dans le kaléUioplumc, ;ivait tiré parti île cette persistance poui- étudier les mouvements vibriiloire."^ il'une verpe, à l'extrémité de laipielle élail fixée une petite jjeile île verre : le point lumineux l'ornié par la l'éfiexion de la lumière du jour ou de celle d'une lampe sur cer^j miroir s|iliérique se convertissait eu courbes continues dou^ ^ les sinuosités marquaient les variations de positioti ou l'oscil-^ laliitn de la tige. C'est encore la persistJince des impression.^ lumineuses qui nous lait voir renflée eu sou milieu une covtW^zm vibrante, et nous em])ècbe de distinguer les rais d'une roi^eu mouvement, dès que la rotation est devenue assez rapi^^ pour que la sensation soit continue.
On peut déiinir les faits que nous venons de décrire somiii^=^ rement, en disant, connue Helmhoitz, que « des impressic^^Kr lumineuses réj)é(ées avec une rapidilé sulïisante produisenU méme eil'el attr l'ieil <ju'un éclairage continu ». Cela est v— de la lumière considérée au point de vue non seulement l'intensité, mais aussi de la couleur. L'expérience du dis^— ^i rotatif telle que l'a l'aile Newton, et que nous l'avons rappo»." au chapitre vu, page Uîii, montre clairement comment les ;=•« sations successives de couleurs dilTérentes se superposent , mieux se mélani^cnl. quand la succession est assez rapide r» produÎMiit la .-■ensaliou unique d'une couleur qui est la synth- * des couleurs composantes.
On a clierché à évaluer la durée de la jtersistance lumineia-Se. D'Aiey. an siècle rlernier. Aimé, dans celui-ci. puis l'ialt^^w