PERSISTANCE DE L'IMPRESSION LUMINEUSE
ont fait, par des procédés divers, des séries d'expériences à ce sujet. Le premier de ces physiciens avait trouvé 0",13 pour cette durée. La méthode d'Aimé consistait à faire tourner en sens contraire deux disques montés sur le môme axe, dont l'un était percé sur son contour de plusieurs ouvertures étroites, équidîstantes et égales, tandis que le second disque n'en avait qu'une. Tant que hi rotation est lente, on ne voit à la fois qu'une fenêtre lumineuse, quand l'ouverlure unique du second disque passe devant l'une des autres. Mais si le mouvement esl assez rapide, on voit deux, trois, quatre ouvertures lumineuses à la fois. Cela arrive dès que la durée de l'impression dépasse le temps qui s'écoule entre deux, trois, quatre coïncidences des ouvertures. On a pu ainsi mesurer cette durée en constatant la vitesse de rotation, et étudier en outre diverses circonstances du phénomène.
C'est ainsi que Plateau a montré qu'il faut un certain temps à la lumière pour que la sensation soit complète et atteigne son maximum, et que ce maximum dure, avant de décroître, d'autant plus que l'impression est plus faible. En outre, la durée totale de l'impression va en croissant avec l'intensité de la lumière; elle est en moyenne de 0",84.
En faisant tourner à la lumière du jour un disque de carton Jivisé en 24 secteurs alternativement blancs et noirs, ou encore blancs et colorés. Plateau a reconnu que la vitesse de rotation lécessaire pour obtenir sur le disque une teinte grise ou colorée uniforme dépend de l'intensité de la lumière, et dépend également de l'espèce de couleur qui recouvre les secteurs jolorés. La teinte reste la même, si la proportion entre la surace des secteurs blancs et celle des secteurs noirs ou colorés este constante. C'est ce qu'on démontre à l'aide du disque otatif de la figure 223, où la surface du cercle est partagée en rois zones diversement divisées : la zone centrale, formée l'un demi-cercle blanc et d'un demi-cercle noir, donne le même pris que la zone suivante où la surface est divisée en quatre ;egments, et que l'anneau extérieur divisé en huit parties alter-
nalivemeiil blaïichcs el noii-os. Seulement la vUftsse de i-otaHbh niîcessaire pour rendre chaque zone uniforme va en croissant du contour du disque au centre. Six révolutions par seconde suffisent poui' qu'on obtienne l'uniformité de l'anneau externe; il en faut douze pour l'anueau intermédiaire et vingl-qualre poui' le cercle central. Quand cette vitesse est sulfisanle pour ce dernier, tout le disque parait uniformément leiiilé. Au coutraire, comme Plateau l'a remarqué, si le nombre des secteurs reste le même, on peut changer le rapport de largeur des secteurs blancs et des secteurs noirs sans que la vitesse nécessaire pour l'uniformité change. On s'en assure avec un disque disposé comme le second cercle de la figure 225, où les secteurs blancs vont en s'élargissanl du centre à la circonférence.
Fig. 33Ô. — Disques rointifs : F^fH'ripnrcn >iiir h p«isialancc iIh impn
Lorsqu'un eorps se nieul avec une certaine rapidité, l'œil ::m peut en distinguer nettement ni ta forme ni les détails. Il îsm^ (Irait pour cela que l'axe optique put se déplacer aussi vite c^ " l'objet, afin que l'image de ce dernier vînt toujours se forn: aux mêmes points de la rétine. Comme cela est généralemc;— of îmnossible, c'est cette image même qui se déplace sur le fo^^d rétinien, et comme la persistance de l'impression existe po 'vr chacun des points où elle se forme, il y a superposition et cM-^ es lors confusion des différentes parties de l'objet. L'exemple le plus sim|ile de cette confusion est celui des rais d'une roue ^^n mouvement.
Mais quand la lumière qui éclaii'e et fait voir l'objet en mou— -*vement, ne dure qu'un temps très court, lorsqu'elle le frapp^^^^c