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CHAPITRE XIX

LES METEORES OPTIQUES

g I . AURORES ET CRÉPUSCULES.

Quand ralmosphero est pure, son illumination ou le degré de son éclat dépend généralement de la distance au Soleil de la région considérée. A mesure que le Soleil baisse ou s'approche deThorizon, rillumination atmosphérique diminue; de plus, la couleur de l'atmosphère, de bleue qu'elle était d'abord, passe successivement au jaune et* au rouge. Cet effet de coloration est évidemment produit par l'absorption des rayons du spectre les plus réfrangibles, absorption due à l'épaisseur de plus en plus grande des couches d'air traversées par la lumière du Soleil. La teinte bleue est due aux rayons réfléchis, la couleur jaunâtre ou rouge-orangé est au contraire celle des rayons transmis.

Un peu avant le coucher du Soleil, le ciel prend au zénith une teinte blanchâtre, tandis que l'illumination va en croissant à l'horizon occidental. Quand l'astre est descendu sous l'horizon, le rouge du ciel persiste, prenant d'ailleurs, suivant l'état de l'atmosphère, les nuances les plus variées, depuis le rouge de feu jusqu'au pourpre foncé. Des ])hénomènes semblables, mais suivant une marche opposée, s'observent avant le lever du Soleil. L'illumination plus ou moins prolongée de l'atmosphère, avant le lever comme après le coucher du Soleil, est le phénomène connu de tout le monde sous le nom de crépuscule, le crépuscule du matin se désignant plus ordinairement sous le nom (ïaurore.

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