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LES MIROIRS

ilique sur la face postérieure de la glace. Voici comment se cette opération. Sur une table en pierre bien aplanie, Corée de rigoles, on étale la feuille d'étain, qu'on recouvre d'un n de mercure. La glace bien nettoyée est glissée alors sur lu Lcfae du mercure, de manière à chasser l'excès de métal lide; puis on détermine, à l'aide de poids, l'adhérence du verre c la combinaison des deux lames métalliques amalgamées.

Fig. 246. -

[j*étamage par le mercure est pernicieux pour la santé des mers qui exécutent ce travail ; on a essayé d'y substituer ■genlurc, qu'on produit en versant sur la surface de la glace composé de nitrate d'argent, d'ammoniaque et d'acide tarjue. L'argent a, comme l'amalgame d'étain, un pouvoir léchissant considérable, mais la teinte des images est légè- Dcnt jaunâtre.

On einpluie beaucoup, en Belgique et dans d'autres pays du Nord (l'usapc en a passé en France), des miroirs qu'on place extéi'ieui'cnient aux fenêtres des apjiurlénienls, et qui, mob^es autour (l'une charnière, se disposent au gré de chacun, de manière à renvoyer à l'inférieur l'image de ce qui so passe au dehors. Ces miroirs, qui servent aussi aux marchands pour surveiller, de rintérieiir des magasins, leurs étalages, stmt connus sous le nom iVeêpimis.

De grands miroirs élamés ou métalliqDes (fig. 248) servent aussi h renvoyer la lumière du ciel à l'intérieur d'un appartement, qui, sans cela, resterait obscur.

On emploie fréquonuient CCS réflecteurs dans les rues étroites et sonibr(>s des grandes villes.

(.tuHud lu réflexioi) de la liunièiv se bil sni" une siniace |wlie.

mais transparente, les Fijr. 217. — Miiiiir cMwi.-.u i.ti .■>|.i..ii. images se produiseni

encore, mais elles sonl 1res aiïaifilies, une grande partie de la lumière incidente Iravei-sanl la sul.slance. Voilà pourcpiui les miroirs et les glaces ordinaiies sont élamés snr leur face poslérieure, et aloi-s les images se foiil comme stu' un coips opatiue d'un grand poli. >lais les glaces sans tain ])envent être employées et donner des images 1res colorées et tirs brillantes, quand les objets qu'elles rellètent sont vivement éclairés, et qu'en même temps l'espace

LIS SFECTHES 10 1

qui Ifs culoure, plongé Jaiis nue obscurité relalivo, loçoit peu ou point de lumière diiîuse. Tel est le principe des apparitions fanlastiques connues an tliéfitrc sous le nom de spectres (pi. XIV). el qu'on a, récemnienl encore, utilisées avec succès dans les drames.

La salle où se trouvent les spectateurs est plongée dans l'obscurité, et la scène, séparée de la salle par une glace sans tain, est faiblement éclairée,

'de sorte que la glace est tout à fait invisible, donnant à celle-ci position inclinée

.'(fig. 249), elle rénécliit l'image d'un i)erson-

inagc, image vivement

''éclairée parune lumière

[projetée sur ce dernier

let placée sous la scène,

jjdansce que l'im nomme, în style de Ibéàtre. le premier ilessous. L'acteur réel que le speclaleur voit directement ftjr la scène et l'image Mrtuelle, mais animée,

Ù^ n^'. ïiB. — tioueai;ui.

Il personnage, peuvent

liiisi se mêler, se ccinlbiHlre, de façon ii faire illusion aux spec-

lleurs, el à leur faire croire à l'appatition d'un fanlôme imma-

lérie! et insaisissable. La nécessité de donner à la glace une

|>osition inclinée fait que le fantôme ne paraît pas parfaitement

«Il étjoililn'e, et ce défani est surtout sensible jiour les specta-

jieurs placés sur les ctités.

Avant de décrire les instruments scienliliques fondés sur le ihénomène de la réilesion à la surface des miroirs plans, men-

tioiiiiuiis iiiiL' a|)|)lication iiitéressanle el facile des lois de la réflexion. Elle a pour objet la mesure des hauteurs verticales des objets : arbres, maisons, édifices, etc. On place sur le sol,

Fig. S49. — Disposition de la glace tans bin et position du fanlAme.

dans une position bien horizontale, un petit miroir plan, enUe l'objet à mesurer et l'œil. Puis on s'éloigne dans la direclitffl ^ de la ligne qui joint le pied de l'objel

au miroir, jusqu'à ce qu'on apei-çoive sur ce dernier l'image A' du soni- •ar WSU '"®^ A. A ce moment, il est facile de

I \o f^ comprendre que le rapport de la

liauteiu" de l'tril au-dessus du plan en b, et de la bauteur du somme! A de l'arbre, est précisément celui de la distance horizontale &0 à la dislance horizontale du pied de l'ad're en 0. Lu calcul facile donne donc '^ hauteur cherchée. Une flaque d'eau non agitée par le vent produirait le même effet que le morceau de glace, avec une certitude de plus, celle de la parfaite l'O" l'izotilalilé de la surface réfléchissante.

Nous avons décrit, dans la Première partie de la LujuiîbKi

Fit;. ittO. — lUi-Kui-c At h liaiile verliculc d'un obji-t.

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