‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 126 sur 190 · LE SEXTANT · texte numérisé non relu

LE SEXTANT

Soit SI un rayon lumineux venant d'une source de lumière, d'une éloile par exemple ; il tombe en I sur le miroir M, s'y réfléchit, suit la direction II' et tombe sur un second miroir N; là il se réfléchit une seconde fois, suit la nouvel le direction l'O et va tomber dans l'œil.

L'angle SOI' est le double de l'angle a que font entre eux les deux miroirs*.

Voici maintenant la description du sextant, tel qu'on le construit aujourd'hui :

Il se compose d'un secteur circulaire dont Tare, divisé avec soin, mesure environ 60 degrés (de là son nom de sextant; autrefois il ne portail que 45 degrés, ou le huitième de la circonférence, d'où son nom primitif d'octant)\ celui que représente la figure 254 porte 85 degrés. L'arc découpé sur une plaque de métal assez

■f. 255. — Principe Ihiioriquc du sex>

Fig. 351. — Le sexLint.

épaisse est solidement relié au centre du secteur, sur lequel

\ . La démonstration de celle proposition est des plus simples : l'angle en 0, en cHet, est n. 59

peut tourner une piatc-forme munie d'une alidade mobile, portant elle-même un vernicr V, qui permet de lire les fractions de degré sur le limbe : l est une petite loupe servant à ce dernier usage. Un miroir élauié M est fixé normalement au centre du secteur et dans le prolongement de la ligne du zéro de l'alidade mobile ou du vernier. Il est donc mobile avec celte alidade. Un second miroir fixe M'est porté miv l'un des côtés du secteur dans une direction eiactement parallèle au rayon qui aboutit au zéro des divisions de l'arc : ce eccond miroir n'est étamé que , sur sa moitié inférieure, il est transparent sur l'autre moitié. ,

Une lunette L fixée au rayon opposé du secteur permet d^ voira son foyer, par transparence, un point situé dans la di- ^ rection LS' et par réflexion un auti-e point lumineux doubl^^ menl réfléchi en 1 sur le premier miroir, en I' sur le seconc^l Quand la coïncidence de ces deux images a lieu, il est clair q*^. l'angle des rayons lumineux SI, S' 1' est double de l'angle d^^ deux miroirs, d'après le principe posé plus haut. Or l'atig/e des deux miroirs est précisément alors celui que fait l'alidut/f mobile avec le zéro du sextant.

Ou va comprendre maintenant avec facilité comment ou se sert de l'instrument.

L'observateur le prend par sa poignée de la main gauche; ])uis, mettant l'reil à l'oculaire de la limette, il vise l'iiii des objets, une étoile par exemple, à ti'avers la partie non étamée du petit miroir. Il fait jiivoter alors le sextant autour de la ligne de visée jusqu'à ce que l'autre étoile soit dans le plan du secteur. Alors, faisant tourner l'alidade et le grand miroii', il aiiièiic l'image de la seconde étoile, après deux réflexions successives, en coïncidence avec celle de la première, au centre du clianip de la lunette.

« Le sextant peut servir non seulement aux observations de hauteur, mais encoie à la mesure do la dislance angulaire de

ïiil k U .liffùrenec di^s angles Sir cl I l'O, c'psl-ii- Jiif h 2 (90» — <") — 2 (DO" — T) — ï [i'-i)- 'ïulro jKiH, raiifle « est .-gai ii la diiï.-rcnw dfs ar-ilcsll'lt (ostiTieur an tiian^fc ll'Ai*' lA, c*esl-Ji-dire ^i' — i; l'aiijjlii des deux miroirs csl donc iiioili<> de i'angic de dé\ialioii.

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