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LES LUNETTES. 6Ï

plusieurs lentilles différentes, soit convergentes, soit divergentes, et en variant la nature du verre dont ces lentilles sont formées.

En formant la lentille convergente avec le verre ordinaire de nos glaces (crown^lass), et la lentille divergente biconcave ou planconcave avec le cristal composé de verre où entre une certaine quantité de mÊ^

plomb (tUnt-glass) ; enfui, en donnant aux courbures de ces lentilles appliquées l'une sur l'autre des valeurs que fournil le calcul ou l'expérience, Dollond fabriqua des systèmes de lentilles achromatiqttes, c'est-à-dire telles que les rayons de lumière blanche, tout en se réfractant dans le sens voulu, conservaient leur parallélisme au sortir de la lentille, en un mot, n'étaient point dispersés. Depuis, on a varié de bien des manières les combinaisons propres à donner des systèmes achromatiques. Dans tout instrument soigneusement construit, on arrive ainsi à supprimer, ou à atténuer au moins considérablement, le défaut de l'aberration de réfrangibililé.

Dans la lunette de Galilée, l'achromatisme résulte déjà, en partie, de cette circonstance que l'oculaire est divergent, tandis que l'objectif est une lentille convergente. En ayant soin de faire l'oculaire en flint-glass et l'objectif en crown^lass , on aurait l'achromatisme pour le système ; mais alors les courbures des lentilles ne permettraient qu'un grossissement très restreint, en général insuffisant. On préfère donc employer des lentilles où l'achromatisme est obtenu séparément.

La figure 302 représente une lorgnette de spectacle ; on

Fig. 502. — Lorgnctln de spectacle avec objectif et oculaire achromatiques.

Fig. S03. — Lorgnette jumelle ou binoculain

LE MONDE PHYSIQUE, voit quelle est la combinaison iKiiiplLV^ pour l'oculaire et pour robj'eclif. Ce derniei- est foruu5 d'une lentille biconcave en flîal renfermée entre deux Iculilles convexes en crown, tandis que l'oculaire est une lentille convexe en ilint interposée entre deuji lentilles concaves en crown. D'autres fois, l'on aelu'uuiatisu l'objectif seul, et la courbure de l'oculaire est calculée de façon à accroître le grossissement.

^1 g 2. LUKETTF. iSTKOMMItlJlK.

Ariivi.iis maintenant à la lunette astronomique. On réserve ce nom au télescope réfracteur généralement employé aujoin^ d'hui dans les observations astronomiques. La lunelle astrono* mique consiste essentiellement en un systt^me de deux leulîlles convei'genfes : l'une, l'objectif, donnant l'image réelle et renversée de l'objet; l'autie, l'oculaire, amplifiant la prenuèn!,

mais lui conservinl hu position renversée. Il va sans dire (|iiL' les deux lentilles sont elles-mêmes com|)osées de façon à produire l'actix)matisme des images.

Suivons, à l'aide de la figure Ô04, la marche des rayons lumineux dans la lunette astronomique, et nous verrons aisément en quoi elle diffère de la lunette de Galilée.

Les rayons partis de l'extrémité supérieure de l'objet, qu'on suppose situé à une distance inrmic, forment un faisceau parallèle i, 2, en arrivant à l'objectif 0. En sortant de ce dernier, oîi ils se réfractent, ils vont former par leur convergence en a une image de cette extrémité. De même le faisceau 3, 4, émané de la partie inférieure, donne lieu à une image réelle b. Il se

;. 501. — Marche des rajons lumineux dans h aslrononiiijuc.

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