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LES LUNETTES

de l'œil. Dans les lunelles au contraire, el ceci s'applique à tous les genres de télescopes, l'image est toujours inférieure en dimensions à l'objet lui-même; mais elle est plus grande que l'image fournie par la vue simple, et c'est dans cette amplification que consiste le grossissement des lunettes.

Ainsi, avec deux lentilles seulement, la lunette que nous venons de décrire, et qui a reçu le nom de lunette (le Galilée, montre les objets droits en même temps qu'elle les rapproche ou les agrandit.

Les premières lunettes de Galilée ne donnaient qu'un grossissement assez faible, de 4 à 7 fois en diamètre ; la plus puissante qu'ait construite et employée l'illustre astronome grossissait 52 fois. Cela lui suffit pour faire une multitude de découvertes qui passèrent alors, à juste titre, pour merveilleuses : les montagnes de la Lune, les taches et le mouvement de rotation du Soleil, les satellites de Jupiter et les phases de Vénus, la décomposition en étoiles de la grande nébuleuse qu'on nomme Voie lactée, etc. Son Messagei' céleste {Nuîitius sidereus) [ju'il publia pour faire connaître aux hommes de science les résultats de ses recherches, suffisait à peine à enregistrer ces découvertes, qui constituèrent bientôt une branche de l'astronomie inconnue des anciens : Vastronomie physique.

Aujourd'hui, la lunette de Galilée n'est plus guère usitée en astronomie, son grossissement étant trop faible ; mais on l'utilise comme lunette terrestre et surtout pour l'examen des objets peu éloignés : ce n'est autre chose que la lorgnette de spectacle, très commode parce que, à grossissement égal, elle 5st d'une longueur beaucoup moindre que les lunettes à oculaire convergent. Du reste, cette longueur doit pouvoir varier ^lon les vues, c'est-à-dire selon la distance de la vision distincte pour chaque observateur. A cet effet, Foc^Iaire est adapté à un .ube qui est mobile dans le tube renfermant l'objectif ; un 30ulon qui engrène avec une crémaillère permet de faire varier nsensiblement la distance des verres et de les placer de façon i obtenir une parfaite netteté de l'image : c'est ce qu'on nomme

mettre au point, tes myopes dûïvcril raccourcir la lutielleet les presbyfcs l'allonger pour voir dislinclcmcnl.

Le grossissement, dans les luneUes de Galilée, csl égnt an rapport de la dislance focale principale de l'objeclif à celle île l'oculaire.

Le champ est peu étendu, et, comme les rayons sortent de roculaire en divergeant, il faut placer l'œil très près de l'inslru-^ ment pour ne pas diminuer encore cette étendue.

C'est le moment de dire un mol du perfectionnemenl apporliU:^ vers le milieu du dernier siècle, à la construction des lunetli^^

par un opticien a%^ glais, d'origine fritj, çaise'.Uoiloud.Nuti^ voulons parler de l'achromatisme rfcs lentilles, dont il K'Ie (juestian déjà quand nous avons décrit lu microscope.

Quaudunrayniidr lumière Llaiiolic l■^t rùh-iiclû piir une lentille, les rayons colorés dont il se com- |iose n'ayant point le même indice de réfrangibilitc sont (//.s;icrsés, (Voù il résulte, sur les Ijords des images formées, une coloration ou irisation qui oiTie un giave défaut au point de vue Je la netteté et de la vérité des images. Celte dispersion consiste en ce que chacun des rayons colorés a un foyer distinct situé à une distance de la lentille qui déjiend de la réfrangibililé du rayon. C'est ce défaut ipi'on nomme abtnrntion de réfrangibilité, et que Kollond a trouvé moyen de faire disparaître en composant les iiltjectifs et les oculaires des instruments d'optique de deux ou

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