‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 148 sur 190 · LES TÉLESCOPES CATADIOPTRIQUES. SU · texte numérisé non relu

LES TÉLESCOPES CATADIOPTRIQUES. SU

lions atmosphériques, déforme les images et les rend confuses. « Herschel trouvait qu'en Angleterre il n'y a pas dans l'année plus de cent heures pendant lesquelles on puisse observer fructueusement le ciel avec un télescope de 39 pieds, armé d'un grossissement de 1000 fois. Cette remarque conduisit le célèbre astronome à reconnaître que, pour faire avec son instrument une revue du ciel tellement combinée, que le champ eût été dirigé un seul instant vers chaque point de l'espace, il ne faudrait pas moins de huit cents ans. »

Le télescope que lord Rosse a fait construire et installer dans son parc de Parsonslown, en Irlande, est plus colossal encore que l'instrument déjà énorme d'Herschel. Le miroir métallique, de 1",83 de diamètre, de 17 mètres environ de dislance focale, pèse à lui seul près de 4000 kilogrammes. Le poids total de l'appareil optique, tube et miroir, n'est pas moindre de 10400 kilogrammes. Il supporte des grossissements de 6000 fois. Mais une telle puissance d'amplification n'est applicable qu'à l'observation des objets très lumineux, comme les étoiles ou certaines nébuleuses. La Lune, les planètes, qui n'envoient qu'une lumière réfléchie, ne peuvent être utilement examinées; aussi est-ce aux recherches d'astronomie sidérale que ce magnifique instrument a été appliqué avec le plus de succès. Nous avons donné, dans notre ouvrage le Cnx, de nombreux échantillons d'images d'amas stellaires et de nébuleuses, observés la plupart à Parsonstown, à l'aide du grand télescope que représente la planche XX.

Arrivons maintenant au télescope de Gregory. Au foyer principal du grand miroir objectif MM placé (fig. 313) au fond du tube de l'instrument, il se forme une image aérienne, réelle et renversée de l'objet céleste AB. En sens inverse du grand miroir et sur le même axe, se trouve disposé un petit miroir concave mn. L'image réelle focale du grand miroir est un objet pour ce second miroir; il s'en forme donc une seconde image réelle et renversée en ab, de sorte que celle-ci est une image droite de l'objet véritable. Pour donner issue aux faisceaux de lumière

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LES TÉLESCOPES CATADIOPTRIQUES.

e petil miroir, de manière à mettre au point ; pour les myopes, m rapproche le miroir de l'oculaire ou de l'œil ; pour les pres- 3ytes, on l'éloigné au contraire. La mise au point est aussi aécessaire quand, de l'observation ou d'un objet situé à l'in- Bni, on passe à une observation terrestre d'un objet plus ou Qfioins éloigné, mais à une distance finie de l'observateur.

Le télescope de Cassegrain est à peu près disposé comme 3elui de Gregory. Il a les mômes inconvénients et les mêmes avantages, outre qu'il est un peu plus court. Cela tientà ce que le petit miroir, étant convexe, doit être placé en avant de l'image réelle que formerait le grand miroir.

Il nous reste à décrire le télescope imaginé par Newton. Le

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Fig. 315. — Principe et disposition du télescope de Newton.

miroir m qui reçoit les faisceaux lumineux émanés de l'objectif M s'y trouve placé, comme dans le télescope de Cassegrain, en avant du foyer principal où viendrait se former l'image réelle de l'objet. Mais c'est un miroir plan incliné à 45 degrés, de sorte qu'il ne fait que renvoyer l'image, égale à la première, dans une direction qui est à angle droit avec celle des rayons de lumière ou avec l'axe de l'instrument. Une ouverture est pratiquée latéralement dans celle direction, et c'est là qu'on place le tuyau de l'oculaire, de manière à examiner l'image agrandie.

Au lieu d'un miroir plan, on met le plus souvent un prisme rectangulaire, et c'est sur la face hypoténuse de ce prisme que viennent tomber les rayons réfléchis par l'objectif. Ils sont eux-

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