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STÉRÉOSCOPE DE RÉFRACTION

cet effet. S'il s'agit de vues photographiques sur verre, par conséquent transparentes, il suffira de placer l'appareil en face de la lumière du jour ou de celle d'une lampe. Dans ce cas, la face postérieure du stéréoscope est garnie d'un verre dépoli qui laisse passer la lumière également tamisée et intercepte les images des objets extérieurs.

Le stéréoscope ne donne pas seulement la sensation du relief : il produit aussi l'eflet des lentilles convergentes on des loupes, c'est-à-dire qu'il grossit les images, et par conséquent permet d'en étudier avec plus de netteté les détails. Dans ce hut, et pour rendre encore le grossissement plus fort, on substitue aux prismes des combinaisons de lentilles, telles que celle représentée dans la coupe de la figure 324. Ce stéréoscope a été disposé par le docteur lleimhultz , professeur de physiologie à Heidelberg.

Outre la modification apportée aux oculaires , il se distingue par un méca- ''«■ '*' "y^f ^Sr'.'" '^^"'"""" nîsme spécial qui permet,

soit de régler la distance des deux oculaires , soit d'augmenter ou de diminuer à volonté la dislance des yeux ou des lentilles aux tableaux stéréoscopiques. Cette disposition est utile, parce que les images stéréoscopiques ne sont pas toujours placées de façon que la distance des points correspondants soit égale à celle des yeux, ou que leurs hauteurs au-dessus de la ligne de base soient égales. A l'aide des vis, on peut déplacer les oculaires dans leur plan, soit latéralement, soit de haut en bas. Le mouvement des tubes oculaires a pour objet d'amener les Images photographiques aux foyers des lentilles.

Les monuments, les personnages, en un mot Ions les objets saillants se présentent dans les stéréoscopes avec une vérité de relief étonnante, qui fait complètement illusion. Mais, comme ]e remarque fort justement Helmholtz, « l'avantage de la vision

stéréoscopîque tombe surtout sous le sens en préseuce de reproductions d'objets qui se priaient mal à la repi*ésenlation par le dessin ou la peinture ordinaires; tels sont les rochers in-égulicrs, les blocs de glace, les objets microscopiques, les animaux, les forêts, etc. Les glaciers, eu particulier, avec leurs fentes profondes éclairées par transparence à travers l'épaisseur de la glace, produisent un cfTel surprenant dans le stéréoscope. L'image unique donne llg^Ti ordinairement l'idée

d'une agglomération confuse de tiiches grises, tandis que la combinaison stéréoscopique fait ressortir de la manière la plus palpable les formes des blocs de glace , ainsi que les effets de la lumière transmise et de la lumière i-éfléchie. La difficulté vient d'aboril de ce (pie des formes aussi irrégulières (|ue celles des blocs de glace ne peuvent pas èlrc i-endues nettement, même lors- (|u'elk'S sont éclairées siinplenient pai' de la lumière incidente; elle est atlribuable davantage à ce que la lumière transmise par la glace modifie complètement les lois ordinaires des ombres. La représentation stéréoscopiquc d'objets brillants, tels qu'une eau ridée par quelques vagues légères, produit encore des ciïcis très surprenants. » {Optique physiotogiqiw.)

()n construit des stéréoscoj)es dans lesquels les rayons partis des deux images, avant de pénétrer dans les prismes ou lentilles

■u^C(i|m d'Ili'ImlioU.

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