STÉRÉOSCOPE DE RÉFRACTION
4pculaires, subissenl la réflexiun lolaic à travers deux prismes à angle droil, dont la face hypoténuse (fig. 525) est disposée parallèlement à la direction des rayons qui arrivent dans les deux yeux. Il résulte de cette disposition que les deux images paraissent toutes deux symétriques
de ce qu'elles sont dans la nature; ^
elles se superposent, mais de telle façon que ce qui est it droite est vn à gauche, et réciproquement. Les images sont donc iuverses, et par suite la perspective est aussi inverse, soit pour les reliefs, soit pour les creux. Les objets creux paraissent donc en relief et les reliefs en
, Fig. 335. — Le pseiidoscone.
creux. Toutefois les ombres portées
contrarient quelquefois cette illusion, ainsi que d'autres circonstances qui contribuent autant que la perspective ou les ombres à donner à la vision le sentiment du relief. Un exemple nous montrera la raison du renversement des images par le stéréoscope ainsi disposé , qui reçoit alors le nom de pseU'doscope.
Considérons une pyramide tronquée vue d'eu haut, et supposons que la lumière oblique ne donne
pas d'ombre portée; il y flg- 5as. — vision sWKoscopiriue directe
, el iniersc. Relief et crena.
aura seulement des diile-
rences d'éclat dans les faces latérales. Les deux vues sléréoscopiques devront être disposées comme l'indiquenl les dessins A' et A', et alors ils donneront dans le stéréoscope le sentiment du relieL Mais dans le pseudoscope les deux dessins donnent des images symétriques et produisent l'efiel que donneraient les deux vues sléréoscopiques A' et A'. Or ces images, qui se supei'^ posent par l'effet de l'appareil, sont des vues d'une pyramide
semblable à la première, éclairée par la mèuie liimièi-e, mais ipii serait creuse au Heu d'être en relief, puisrpie dans l'œil droit c'est In face de gauche qui est agrandie par la perspective, et le contraire a lieu dans l'image destinée à l'teil gauche. L'efiel du pseudosco|ie se jiroduit naturellement quand on regai'de des dessins où des nmbres sunl bien marquées, comme ou représente les médailles. Alors, Uintût on voit l'objet en ci-eux, tantôt on le voit en relief. Nous croyons avoir remarqué qu'on obtient plus aisément à volonté l'une ou l'antre des sen-
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salions, si l'on a soin de placer convenablement le dessin â la lumière du jour, de manière que les ombres soient du côté où elles se trouveraient réellement, sî le dessin était vérilahlomcnt saillant dans un sens ou dans l'autre.
Ih! beau fac-simile d'une photographie lunaire, que nous devons à l'oblîgeance de M. Warren de la Hue et qui forme la planche XVII de la cinquième édition du Ciiîi,. prête très aisément à l'expérience dont nous parlons. Les cratères volcaniques des montagnes lunaires y paraissent tantôt des troncs de eûiie creux, comme ils sont en réalité, tantôt au contiaire ils semblent des ampoules renflées et inverses.