PHOTOGRAPHIE SUR PAPIER ET SUR VERRE
§ 1. PHOTOGRAPHIE SUIl PAPIEIl. INVENTION DK TAl.BOT. PHOCÉDÉ
BLANQUARD-É VRARD .
De même que les noms de Niepee et de Daguerre sont attachés à l'invention première de la photographie sur plaque métallique, ceux de Talbot et de Blanquard-Evrard caractérisent la découverte de la photographie sur papier : à Niei)ce et à Talbot la gloire d'avoir conçu l'idée, à Daguerre cl à Blanquard-Evrard, celle d'avoir réaHsé pratiquement et })erfectionné le procédé du premier inventeur.
Moins de deux années s'étaient écoulées depuis que François Arago et Gay-Lussac avaient fait leurs rapports à la Chambre des députés et à la Chambre des pairs sur l'invention du daguerréotype, quand une lettre d'un savant anglais, Talbot, lue à l'Académie des sciences par Biot, lit connaître les procédés que ce savant avait trouvés pour reproduire directement sur papier sensible les images de la chambre noire. Voici, d'après celle communication, en quoi consistait le procédé de Talbot :
« On lave, avec une solution de nitrate d'argent dans l'eau pure, un des côtés d'une feuille de papier que l'on marque pour nouvoir la reconnaître, et on la fait sécher doucement. On la plonge ensuite pendant deux minutes dans une dissolution d'iodure de potassium. On forme, par le mélange d'une dissolution de nitrate d'argent avec une dissolution saturée d'acide gallique auquel on ajoute un peu d'acide acétique, du gallonitrate
tVdVijinit. avpr, lr{[uel on lave le papier iodiiré. On ploniie le pnpier ainsi InuTieclé dans l'ean, on le sèche avec le papier brouiHartl. el on a ainsi obtenu le papier mlotype. On le met au foyer île la chambre obscure, une minute a sulli pour y imprimer l'image invisible encore, mais qui apparaît dans tous ses détails lorsque, après avoir lavé une fois le papier dans le jEallonilrate d'argent, ou le chaulîe doucement devant le feu. l'our lixer le tableau, il faut Thuniecter avec une dissohitiou de bromure de potassium, le laver encore et le sécher. Les dessins ainsi fixés restent iransparents. et l'on peut en tirer des copies en se servant d'une deuxième feuille de papier cahtijpe qu'on presse oouli-e le tableau, el qu'on expose ainsi à la lumière. »
Dans ce proeédè. nous retrouvons les mêmes principes physiques que dans C4.>ux de Niepce el Dagueri*e. Dne feuille e^ recouverte d'une cuuebe xensiMe, impressioitmbte à la lumière; elle est soumise à celle inHuence au foyer de la chambre noire. .Mais, encore invisible a la sortie de la chambre, l'image a besoin de l'acliou d'une subslance spéciale, d'ime opération qui la rêviic; puis, pour échapper aux causes de desiruclion ultérieure, il resic une dernière opération, celle du fixage.
Tous les promlës ullérieurs de [dioli>grapliic, cl ils sofil iumnnbrables, sont basés sur les mêmes principes, nécessitent !«•> mêmes opcralions loodamonlales.
Km ipioi le piwéilè de TalU'l. qui au début, fournissail des épivu\es .'otn'liieiises .-i bien des éiiards. maïquail-il ini |'r>>- ^ivs d;n!> r,nl n.'UXrau? l.o voiiï. Us [daques de Da^'uerÈT (taienl !,-:ir,!(> ol lOiiU iist-s. «.nibarrassantes en voyage, d'un tiiaiiieni. '.il \<\\ iviimiodo. IV [dus l'image. in;dfré s«-'n adniii.d'Ie nriU'.'. '.■ :i:it lii- m? détails, olïiv ini inirMileinejit qui uni riv.iîiiin .iiiîii'i!.- ; .n ne I.i \v'\\ qiu- dans de (.■erlaine> s'Tiui'l: ii< vrtv:.i:ii liunl. Ksitiii l'<'j'ivu>e t si unique : il faut i-iw ii;n:> !uvr ;î:;;.:!i: do ! is i'.-|trj'.jun quV-u \eul avoir de 0. jus . i; K.ê'.r.i >';;.i;. A h us .;s }- i'its de \Uf. mais surtout .iii doir..i ;. nî-.îi <\v \a i\-j-rvv3u<.li.'n iks Ci-pies avec uul- mênif .'pnuxe. Il jrwîxu »io Taiîvl meiuit sur la voie de progrès