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CONDITIONS DE VISIBILITE DES CORPS

En ce cas, de tels corps ne sont visibles que s'ils sont éclairés, c'est-à-dire que si leur surface reçoit d'une source quelconque une certaine quantité de lumière. L'observation montre alors que, selon la nature du corps et l'état de sa surface, une partie plus ou moins grande de la lumière reçue est renvoyée dans le milieu d'où elle arrive, après avoir subi dans sa direction primitive une certaine déviation. C'est ce changement de route, ce retour des rayons lumineux sur eux-mêmes ou suivant des directions voisines, mais dans le milieu d'où ils étaient partis, qui constitue le phénomène de \diVéflexion de la lumièi'e.

Prenons un exemple familier. Plaçons une feuille de papier blanc et mat à la lumière du jour, ou à celle d'une lampe, d'une bougie, peu importe. A l'instant, nous voyons tous les points de la surface du })apicr. Chacun de ces points se trouve éclairé, en d'autres termes, joue pour notre œil le rôle d'une source lumineuse ; si la masse d'air ou le milieu diaphane qui sépare le papier de l'œil est homogène, la marche des rayons lumineux qui émane du point est rcctilignc, comme la route suivie par le faisceau qui; de la source, est venu tomber en ce point. En changeant l'œil de position , le même point est vu de la même manière; il rayonne donc dans tous les sens, et la seule différence qu'on ail à constater est un changement d'intensité qui dépend de l'inclinaison de la surface par rapport à la ligne droite que suit la lumière renvoyée dans l'œil.

Remplaçons maintenant la feuille de papier par un autre objet quelconque, mais dont la surface soit toujours mate, c'est-à-dire ne soit ni brillante ni polie. Cet objet sera visible de la même manière. La couleur, l'intensité de la lumière pourront varier considérablement, mais avec cette circonstance caractéristique, que la lumière sera toujours réfléchie de chaque point, dans le milieu diaphane environnant, et cela dans toutes les directions possibles. L'œil placé dans une position quelconque verra toujours chaque point de la surface du corps, pourvu qu'aucun obstacle opaque ne se trouve interposé sur le trajet rectiligne des rayons réfléchis.

Li lumière ainsi réfléchie par les corps mais, rugueux, à surface irrégulière, prend plus particulièrement le nom de lumière diffuse.

Los choses vont se passer d'une tout autre façon, si nous motions on présence de la source de lumière, non plus une surface mate, mais une surface polie, une plaque métallique, ou, si l'on veut, la surface d'un bain de mercure bien purifié. Tout le monde sait qu'alors l'œil, s'il veut recevoir la lumière réfléchio par un dos points de la surface polio, doit se placer dans une ])osilion parliculioro, qui varie avec celle du point. \a\ rofloxion no so fait plus dans toutes les directions autour de 00 point, ooinino dans lo cas de la fouille de papier. Il y a une autre difloronco ossontiollo, oonsoquenco de la première : c'est quo toute la surface du bain de mercure ne parait pas illuminée pour une mémo position de \\vi\ : il n'y en a qu'une |)ortion limitoo, ot dont la forme appareille est telle qu'elle reproduit, pour ainsi diiv idontiquomonU Tiniage de la source, la flamme do la bougie ou do la lampe. Li |X)rtion do la surface qui enviiwino ootlo imago est ooniparalivomont obscure, ou du moins elle lie fait quo renvoyer do la nioiiie maniore l'image des objets plus ou moins ôolairôs qui so trouvent opposés au bain de

nUMYUlV.

Ce n'ost donc pas. à propromonl parler, la surface des corps |H>Us qui do>iont visible, quand ces corps roçoivenl la lumière ômantV d*uno source quoloonquo : o*ost oello source même et les objets iVlaiivs j>;u- elle. Otto surface est dite alors un miroir \

Voilà poun]uoi il tant distinguer do la ivflexion îrrégulière ou ditïuso la ivfloxiiiii sptvialo aux corps dont la surface est plus ou moins |Kirfailomont polio : oolbM.M se nomme réflexim

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