II. M
transparent unique; elle est dc\iée, cl c'est à ce phénomène de déviation qu'on donne le nom de réfraction de la lumière.
Nous supposons ici que les milieux traversés par la lumière sont doués d'une absolue transparence; dans cette hypothèse, la source seule est visible; la matière ou la substance qui compose le milieu n'est pas perçue par l'œil , n'est pas visible elle-même.
Mais, en réalité, comme nous l'avons dit déjà, une telle transparence absolue n'existe pas dans la nature, ou tout au plus peut-elle être admise pour les espaces iuleistellaires qui ne sont pas immédiatement accessibles à l'observation. Les milieux que nous connaissons, solides, liquides ou gazeux, le verre, l'eau, l'air par exemple, ne sont doués que d'une transparence relative. La lumière qui les traverse s'y trouve en partie absorbée : il en résulte pour ces milieux une illumination plus ou moins intense, qui croît avec leur épaisseur, et en outre le plus souvent une certaine teinte ou coloration qui, en devenant sensible à l'œil, les rend visibles pour nous. La lumière ainsi reçue et qu'il faut distinguer de celle qui rend la source visible, est dite lumière transmise. Le milieu perçu est visible par transmission. Des milieux doués du plus haut degré de transparence, on passe aux milieux transhicides, puis aux corps ou milieux opaques , par degrés pour ainsi dire insensibles. La lumière d'une source se diffuse ainsi de plus en plus à l'intérieur du milieu, de sorte que la source elle-même finit par n'être plus visible, tandis que les divers points du milieu que pénètre sa lumière sont au contraire seuls aperçus par l'œil. On arrive ainsi à l'opacité, dès que l'absorption est complète, ou du moins dès que l'intensité de la lumière transmise est assez faible pour ne plus causer à l'œil d'impression sensible.
Telles sont les conditions de visibilité d'une source de lumière, c'est-à-dire d'un corps qui est lumineux de lui-même, par incandescence ou autrement. Voyons maintenant ce qu'elles sont pour les corps qui ne sont pas des sources proprement dites.