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LES RADIATIONS CHIMIQUES

rite, n'ont aucune action Tun sur Taulrc, exposés à la lumière

se combinent, et forment de l'acide chlorhydrique. Si le flacon

qui les contient est placé dans un lieu éclairé par la lumière

diffuse du jour, la combinaison s'effectue lentement ; aux rayons

solaires, elle se fait subitement et avec explosion. La lumière

décompose les sels d'or, d'argent, de platine. L'héliographie,

découverte par Niepce et Daguerre, et tous les procédés actuels

de la photographie sont basés sur l'action chimique des rayons

lumineux provenant soit du Soleil, soit de la Lune, soit d'autres

sources d'une intensité suffisante. Nous décrirons ces procédés

Ans lard : il suflit en ce moment de constater les phénomènes.

La même question se présente ici que pour les pouvoirs

:^clairants et calorifiques : il s'agit de savoir si les différentes

.^^gions du spectre solaire sont douées de la même faculté au

nt de vue chimique, ou si leur efficacité varie de l'unè^à

1 '.a vitre. Or Scheele qui, dès 1777, avait constaté l'action de la

Jixjmière sur le chlorure d'argent, reconnut aussi que les rayorç^

coI<3rés du spectre agissent inégalement pour produire cette

déc:^ «m position. Seebeck découvrit ensuite que les radiations

ch£ m-niques augmentent d'intensité du rouge au violet, au point

qu^^ le chlorure en question noircit en quelques minutes quand

il ï^^^çoit les rayons concentrés de la i)arlie violette du spectre,

^ï^ ^is qu'il faut plusieurs heures s'il reçoit les rayons du vert

^^^ x*ouge. Vinrent enfin les observations de Wollaston et de

'^^^^'t^r, qui prouvèrent qu'au delà du violet extrême, dans la par-

^^^ obscure du spectre, l'action chimique continue à une dis-

'^ï^Cie considérable de la ])artie lumineuse. L'intensité de la

^^^isition chimique qui varie, pour une même substance, sui-

^^ï>t- la position des rayons dans le spectre, n'atteint pas son

^^^Ximum au même point pour des substances différentes. Ce

^^Ximum n'est pas le môme pour les sels d'argent que pour les

^^*s d'or, ni pour ceux-ci que pour les sels de potasse.

J. Herschel, en 1840, étudiant l'action du spectre solaire sur

^s substances chimiquement impressionnables, s'attacha à

^^Hsiater s'il existe dans le spectre chimique des interruptions

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