‹ Le monde physique (volume 4)Chapitre 68 sur 190 · INCANDESCENCE DES GAZ · texte numérisé non relu

INCANDESCENCE DES GAZ

présence de parcelles charbonneuses, qui proviennent de la décomposition du gaz et qui brûlent en même temps que lui. » . De tous ces faits et de leur interprétation découle l'explication du pouvoir éclairant des flammes, donnée pour la première -fois par Davy. A l'appui de celte théorie, *>n invoque encore une série d'cvpé- .y-i'ences doul nous allons indiquer les j:>/-incipales.

£i, avant d'enflammer l'hydrogène pur, orm fait passer ce gaz dans la benzine, qiM-M est un carbure d'hydrogène très roJ fit-il, au lieu d'une flamme à peine risE ■ I3IC, on obtient une flamme très brilla im *.^ : en barbotant dans le liquide car-t»uré, le gaz en a entraîné des parcel ï ^s à l'étal de vapeur qui, décomposée*^ par la haute température, se préci ï>i"t-«5nt et deviennent incandescentes.

ï-*' analyse de la flamme d'une bougie

es*- »-ine preuve de la même vérité. Au

**^***.«r« est un cône C, relativement obscur

**- «i'xane température peu élevée, puis-

^** 0x1 peut y introduire un grain de

P***^<3m« sans que ce grain prenne feu :

*^^ ïioyau est formé de vapeur d'acide

^^^ Inique. Autour de ce cône est une

^ii^roloppe A qui forme la partie la plus

^***i*ieuse de la flamme. C'est là que l'activité de la combus-

****^ décompose les carbures hydrogénés et précipite, à l'état

^ l*Oudre ténue, le carbone dont la haute température détei^

'**G l'incandescence. Tout autour l'hydrogène environne cette

f^ *~*'ie très lumineuse d'une gaine B, obscure, mais très chaude.

- "Stï. en D, à la base de la flamme existe une calotte d'une

tig. t i'.). — Sli'ucljra de la Damine d'une bougie cl coupe de la même flamme.

lu.

,^^f bleu sombre, qu'on attribue à la réaction d'un excès

^ir

pur sur le gaz hydrocarboné.

En abaissant sur la flamme un morceau de toile métallique, on constate directement la présence du charbon dans la partie lumineuse, par le dépôt de noir de fumée qui se fait sur la toile dans la zqne correspondante. Un résultat analogue s'obtient en exposant à la flamme un morceau de porcelaine blanche ; il s*y dépose de la suie.

Un bec de gaz d'éclairage donne lieu aux mêmes constatations. Mais, au contraire, si le gaz est mélangé avec de Tair avant la combustion, — c'e^t le cas du brûleur de Bunsen, — il brûle presque sans donner de lumière, et, en effet, Texpérience de la toile métallique ou de la plaque de porcelaine ne fournit alors aucun dépôt de noir de fumée ni de suie.

Cette théorie de Davy, jusqu'ici universellement admise, rend parfaitement compte en elîet de l'irradiation des flammes où des particules solides, se trouvant précipitées à une haute température, deviennent incandescentes. La lumière si vive du phosphore, du zinc, du magnésium s'explique fort bien ainsi ; il en est de même de la lumière de l'arc voltaïque, qui est due à l'irradiation du carbone, déterminée non plus par une combinaison chimique, mais par l'exlrenie intensité de la chaleur que développe entre les électrodes le })assage de l'électricité.

Ce[)endantde récentes expériences dues à un chimiste anglais, M. Frankland, semblent j)r()uver que la théorie de Davy ne suffit pas à rendre compte du j)ouvoir éclairant des flammes; du moins, les ox|ioriences de ce savant montrent que les gaz incandescents peuvent acquérir un pouvoir d'irradiation considérable sans qu'il y ait présence de parcelles solides en suspension : un accroissement de pression peut suffire. Par exemple, un mélange d'oxygène et d'hydrogène enfermé dans des bulles de savon ne donne quand on l'enflamme, avec une forte explosion, que très peu de lumière. La même expérience faite dans un vase résistant, où l'expansion déterminée par la combustio ne peut se faire, donne une lumière très vive. On obtient dess^ résultats semblables avec Thydrogène et le chlore, avec l'oxyde^r de carbone et l'oxygène.

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