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POLARISATION PAR RÉFLEXION

La figure 199 représenle l'appareil de Malus, modifié et perfectionné par Biot. I est la plaque polie destinée à polariser le rayon de lumière SI, par sa réflexion sur la surface de la plaque ; on voit ensuite un tube noirci au dedans, muni de diaphragmes, et suivant Taxe duquel passe le rayon réfléchi et polarisé H'.... En sortant du tube, le rayon tombe sur une plaque V en verre noir, s'y réfléchit de nouveau, et va, soit tomber dans l'œil, soit former une image sur un écran E. Les cadres qui maintiennent lés deux plaqnes réfléchissantes peuvent tourner autour d'un axe perpendiculaire à celui du tube, de manière que leurs plans puissent faire avec ce dernier tous les angles possibles ; de plus, on peut faire tourner chaque plaque dans une de ses positions, autour de l'axe même du tube ; de sorte qu'en définitive, pour une incidence donnée du rayon lumineux sur la première plaque, on peut faire varier a volonté et l'angle d'incidence du rayon polarisé sur l'autre plaque, et l'angle du second plan de réflexion avec le premier.

On trouve, à l'aide de cet appareil, que le maximum d'éclat de l'image a lieu quand les deux plans de réflexion coïncident, et le minimum quand ces deux plans sont à angle droit. De plus, le rayon est complètenieiil éteint quand l'angle d'incidence sur chacun des deux miroirs est de So^^^S', pourvu toutefois que le faisceau n'ait pas une intensité trop vive, comme dans le cas où c'est de la lumière solaire.

Brewster a découvert une loi fort simple, qui existe entre l'angle de polarisation et l'indice de réfraction de la substance polarisant la lumière par réflexion, de sorte que, l'un de ces éléments étant connu, on peut en déduire l'autre. Celte loi est Texpression de la relation géométrique suivante : Le rayon réfléchi IR (fig. 200), polarisé sous Vangle de poUmsation, et le rayon réfracté \r forment un angle droit.

La réfraction simple polarise aussi la lumière. C'est ce que Malus, Biot et Brewster ont découvert, chacun de leur côté, en

1811. Ce iihôimmèiie (leiit se consiater à l'aide de l'appareil de Biol (lig. 199), où la glace 1 n élu lemplacée pur un prisme de verre. Si l'un tourne le |nisme de façon que le rayon en sorte perpendiculaire meut à la face d'émergence, oii trouve, en taisant tourner l'unatyseur !', que le faisceau après sa réllexiun offre des niaxiina et des minima d'intensité, mais assez peu prononces. La lumière est donc )iarlietlement polarisée. Comme le maximum d'éclat a lieu i|uaiid le jilan d'incidence sur l'analyseui' est perpendiculaire au plan d'incidence sur le prisme, on voit que le plan de polarisation est, dans ce cas, perpendiculaire au plan de réfraction.

On obtient un faisceau complètement poli risé par réfraction simpli eu lui faisant traversa successivement plusieu lames de verre parallèl sous l'angle de 55°2^^ qui est, nous l'avons vu l'angle de polarisation d verre. Ces lames minces^ très polies, doivent (Mie appliquées les luies sur les autres, maî^sans adliéii'i' conipirli'innil, de ra(;on qu'une mince couche d'air " reste inlei'posée eiilredeux platpu'S successives : l'ajipareil ainsi disposé se nomme pUcdi'ijïaceti; on s'en sert comme polariscope en le mettani, dans l'iijipnreil de Biot, à la place de la glace 1'. Nous ne nous étendrons pas davantage sur cette classe si curieuse de phénomènes, dont la description détaillée nous entraînerait trcqi loin, et (pii d'ailleurs, pour ôtre bien compris, exigeraient des développements théoriques difficiles. Nousavons voulu seulement initier le lecteur aux faits fondamentaux, à ceux dont la iléeouverle a été le point de départ de celle brandie si imjiortante de ro))liquc moderne.

>ip. SOO. — IlL'kiliciii niliv I.' ravoii \H,hrm ringle (II' polarisai ion iriiili' siilisLiiiui' ri le n-rracU:-. L'atijilo Itir cA iltviil.

^^t MONDE PHYSIQUE. *

'Coloration. Ainsi, pour que le phéuom^'ne se produise, il faut (que la lumière qui traverse la lame cristallisée ait été préalablef meut jiolarisée. Celle contlilïon fut mise hors de doute par Ai-^o rau moyeu de plusieurs expérieuces dans lesquelles il recevait I sur la lame de mica des rayons réfléchis ))ar un miroir de vcnr I noir : il remanjua alors iiue les couli'urs des deux image;t. ^ohservécs avee le s|talh d'Islande étaient d'autant |dus vives qu» ^

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la lumière avait été réfléchie sous un an^le plus voisin de l'anj *** ' de polarisation ilu verre.

Toutes les substances biréfringentes, taillées en lames min»-*'* parallèlement à l'axe, jouissent de la même propriété de color^^^^ * la lumière polarisée qui les traverse; ainsi, ou peut cmplo^*^*'/^'^ des lames de gypse (sulliate de chaux), de cristal de roche, — - > ^ spath d'Islande. Mais les épaisseurs de ces lames qui dorm*-*'^^' les couleurs varienl d'une substance ù l'autre; el, pour chac^-^''^

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