‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 101 sur 185 · LES COULEURS DES CORPS · texte numérisé non relu

LES COULEURS DES CORPS

§ 1 . COCJI.ErRS DES HOMDK» ET DES LIQriDES IKGANDESCE.Mft.

L'analyse spectrale des sources lumineuses nous a montré, dans la composition de leur lumière, autant de couleurs ou de nuances de couleurs simples qu'elles renferment de radiations. I^s ondes lumineuses produisent ainsi, sur notre rétine, des impressions qui, dans notre cerveau se traduisent sous la sensation de couleur, tout comme les vibrations sonores, plus ou moins rapides, déterminent en nous la sensation des sons successifs, des sons graves pour les ondes dont la propagation est la plus lente, des sons aigus pour celles qui se propagent avec une rapidité plus grande. Du rouge le plus sombre du spectre solaire à l'extrême violet, telle est la série des vibrations lumineuses perceptibles pour notre œil : en deçà ou au delà, nous avons constaté qu'il existe des vibrations plus lentes et aussi des vibrations plus rapides ; mais ni les unes ni les autres ne causent en nous de sensation de lumière ou de couleur. C'est ainsi que notre oreille n'entend pas non plus les vibrations susceptibles d'engendrer le son, dès que leur rapidité s'abaisse au-dessous d'une certaine limite ou dépasse une autre limite supérieure. Mais ces deux échelles, toutes deux limitées, des sons et des couleurs ont encore cela de commun qu'elles sont continues, et qu'on passe d'un extrême à l'autre par des gradations insensibles.

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