‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 108 sur 185 · II · texte numérisé non relu

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teinles, depuis le bleu du ciel jusqu'au rouge du coucher du soleil. Glausius, se basant sur cette théorie, a calculé les intensités relatives de la lumière directe du soleil et de la lumière diffuse du ciel pour les différentes hauteurs du soleil.

a Quelques physiciens, dit M. Roscoë, ont affirmé que Tair lui-même a une couleur bleue, tandis que d'autres ont avance que si l'air prend une teinte bleue sous l'influence de la lumière réfléchie, il doit paraître rouge par la lumière transmise.

c< D'autres enfin, pour éviter la difficulté d'expliquer la grande variété des teintes au coucher du soleil, ont avancé que ces teintes sont une illusion optique ou qu'elles sont causées par la présence de nuages qui reçoivent et répètent la couleur!

« Plusieurs physiciens ont suggéré que, l'atmosphère étant remplie de petites particules de matières solides flottantes, elle agit comme un milieu opalescent et ne transmet que de la lumière rouge ; mais c'est à Brûcke que nous devons un exposé complet et un examen approfondi de cette théorie. Forbes explique le phénomène d'une manière toute différente ; car, en observant que, dans certaines circonstances, la vapeur aqueuse ou plutôt l'eau en particules très divisées peut absorber les rayons bleus, et que le soleil paraît rouge quand ou le voit à travers une partie d'un jet de vapeur, il attribue la teinte rouge que revêt le ciel au moment du coucher du soleil uniquement à la présence de- l'eau dans cet état particulier de division.»

Après avoir ainsi fait l'historique de la question, le savaiil anglais que nous citons décrit les observations et expériences sur laquelle repose sa propre opinion. Selon lui, l'atmosphère exerce une absorption d'une nature particulière sur les rayons d'une haute réfrangibilité, c'est-à-dire sur les rayons du spectre qui ont une grande activité chimique ; de nombreuses séries d'observations lui ayant montré que la lumière diffuse du ciel a une activité chimique proportionnellement beaucoup plus forte que la lumière directe du soleil, l'ont amené à considérer cette absorption, à laquelle il donne le nom d'opalescence.

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