‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 116 sur 185 · LA VISION CHEZ LES ANIMAUX · texte numérisé non relu

LA VISION CHEZ LES ANIMAUX

neau (elle persistait même après la section de ces organes). Se fail-elle par les bourgeons oculaires flottant dans la cavité viscérale, ou par quelque organe ignoré, ou bien est-ce toute la couche hypodermique qui est sensible à la lumière? Celle-ci, dans ce cas, agit-elle comme sur les hydres vertes dans Texpérience de Tremblay, ou comme sur les grenouilles que Ton a aveuglées et qui savent à la longue se placer dans l'endroit de leur prison où elles recevront le plus de lumière ? Il y a une très grande différence entre ces derniers actes qui ne supposent qu'une perception lente et obscure de la lumière, et ceux de l'asticot. Ici la perception est rapide, instantanée, et de 'plus la direction est immédiatement perçue : en sorte qu'il est difficile de ne pas rapprocher cette perception de l'asticot, quelle qu'elle soit, des perceptions fournies par les organes sensitifs proprement dits, et même notablement parfaits, puisqu'ils perçoivent à la fois la direction et l'intensité. »

Toutes les questions ainsi posées, et bien d'autres que chacun peut se faire, relatives aux sensations lumineuses qu'éprouvent les êtres vivants, à l'influence qu'exerce la lumière sur leurs organes, sur leurs vies, sont du domaine de la physiologie, plutôt que de la physique. Mais, pour les résoudre, c'est aux méthodes expérimentales des physiciens qu'il faut avoir recours nécessairement ; et l'on peut voir ainsi combien l'étude de la partie de la Physique que nous venons d'exposer sommairement dans cet ouvrage peut avoir d'importance pour les progrès des sciences naturelles elles-mêmes.

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