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LES MIROIRS ET LES INSTRUMENTS DE RÉFLEXION

§ t. LES MIROIRS.

L'usage des miroirs est fort ancien. Sans remonter au temps de Moïse, et au passage de VExode où il est question des miroirs des femmes qui se tenaient à l'entrée du tabernacle, on trouve des miroirs métalliques chez les anciens Égyptiens (fig. 245). En Grèce, à Rome, on ornait les murs des appartements de plaques polies et réfléchissantes en acier, en argent, en or, en obsidienne, en pierre spéculaire : il paraît même, si Ton en juge par divers passages de Pline et d'Aristote, que les miroirs en verre doublé d'une feuille de métal poli n'étaient point inconnus des Anciens.

Mais il faut arriver jusqu'au quinzième siècle pour voir substituer aux miroirs de métal poli les glaces de verre étamé : c'est en Flandre, puis à Venise, qui devint si célèbre par sa supériorité dans ce genre d'industrie, que furent fabriqués les

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premiers miroirs en verre. Ils eurent longtemps des dimensions fort petites, l'art du coulage des grandes pièces ne dalaol que de la fin du dix-septième siècle, époque où fut fondée la fameuse manufacture de Saint-Gobain'. On sait aujourd'hui combien ces objets sont répandus et combien l'usage en est devenu général, soit pour la toilette, soit pour romemeDtatioa iolérieure et iiiême extérieure. Si les miroirs et les glaces en verre ont ri nconvénicnl d'une grande fragilité, ils odI sur les mêmes objets métalliques une supériorité immense, celle d'être à peu près inal- Icrables, tandis (]ueles premiers s'oxydenl, se ternissent et exigeni un entretien coûteux.

Aujourd'hui, les manufactures de glaces . fournissent des verres d'une dimension très grande et d'une |»erfe^ lion de polissage (jui rig. 245. - Mi..ir, des .ncicns Êgypii.ns. "^ le cède en rien à la

beauté de la subslancf transparente elle-même. Plus cette substance est blanche m plutôt incolore, plus la glace est parfaite, parce qu'alors b rayons lumineux, qui ont à traverser deux fois son épaisseur pour revenir à l'œil, après s'être réfléchis sur la surface polie Je rétamage, ne changent point de teinte et sont très peu affaiblipar ce double passage. Un mot sur la surface réfléchi ssanle des glaces ou miroirs étamés, surface qui n'est pas le verre, comme on sait, mais une mince feuille d'un amalgame d'élain, quel'im

1 . Voir, sur ce poiol, la Verrerie de M. Sauiay, dans 1;( Bibtîothique dn memain.

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