LES MIROIRS
applique sur la face poslétieure de la glace. Voici comment se fait cette opération. Sur une table en pierre bien aplanie, entourée de rigoles, on étale la feuille d'élain, qu'on recouvre d'un bain de mercure. La glace bien nettoyée est glissée alors sur la couche du mercure, de manière à chasser l'excès de métal liquide ; puis on détermine, à l'aide de poids, l'adhérence du verre avec la combinaison des deux lames métalliques amalgamées.
L'étamage par le mercure est pernicieux pour la santé des ouvriers qui exécutent ce travail; on a essayé d'y substituer Targenture, qu'on produit en versant sur la surface de la glace un composé de nitrate d'argent, d'ammoniaque et d'acide tartrique. L'argent a, comme l'amalgame d'élain, un pouvoir réfléchissant considérable, mais la teinte des images est légèrement jaunâtre.
Od emploie beaucoup, en Belgique et dans d'autres pays du Nord (l'usage en a passé en France), des miroirs qu'en place extérieurement aiix fenêtres des appartements, et qui, mobiles autour d'une charnière, se disposent au gré- de chacun, de manière à renvoyer à l'intérieur l'image de ce ^ui se passe au dehors. Ces miroirs, qui servent aussi aux marchands pouisurveiller, de l'inlérieur des magasins, leurs étalages, sont connus sous le nom d'espions.
Fig. S47. — Miroir eité'ricur ou espion;
très afTaibties, une grande pai'tie de la j
versant la substance. Voilà pourquoi les
ordinaires sont étamés sur leur face postérieure, et alors les
images se font comme sur un corps opaque d'uu grand poli.
Mais les glaces sans tain peuvent être employées et donnenie*
images très colorées et très brillantes, quand les objets qu'elles
reflètent sont vivement éclairés, et qu'en même temps l'espace
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