LES MIROIRS
qui les entoure, plongé dans une obscurité relative, reçoit peu ou point de lumière diffuse. Tel est le principe des apparitions fantastiques connues au théâtre sous le nom de spectres (pi. XIV), et qu'on a, récemment encore, utilisées avec succès dans les drames.
La salle où se trouvent les spectateurs est plongée dans l'obscurité, et la scène, séparée de la salle par une glace sans tain, est faiblement éclairée, de sorte que la glace est tout à fait invisible.
Ëii donnant à celle-ci une position inclinée (fig. 249). elle réfléchit l'image d'un personnage, image vivement éclairée parune lumière projetée sur ce dernier et placée sous la scène, danscequei'onnomme, en style de théâtre, le premier dessous. L'aoteur réel que le spectateur voit directement sur la scène et l'image virtuelle, mais animée,
Fig. H». — itéOecteur.
(kl personnage, peuvent
ainsi se mêler, se confondre, de façon à faire illusion aux spectateurs, et à leur faire croire à l'apparition d'un fantôme immatériel et insaisissable. La nécessité de donner à la glace une position inclinée lait que le fantôme ne parait pas parfaitement en équilibre, et ce défaut est surtout sensible pour les spectateurs placés sur les côtés.
Avant de décrire les instruments scientifiques fondés sur le phénomène de la réflexion à la surface des miroirs plans, men-
lionnoiis une upplicalion inléressaiite et Tacile des lois de la l'éflexioii. Klle a pour objet la mesure des hauteurs verticales des objets : arbres, maisons, édilices, etc. On place sur le sol.
Fig. Std. — Disposilion de la glace sans tain cl positîoD du fanl6nic. i
dans une position bien horizontale, un petit miroir plan, enlre l'objet à mesurer et l'œil. Puis on s'éloigne dans la direclioa ^ de la ligne qui joint le pied de l'objet
au miroir, jusqu'à ce qu'on aperçoive sur ce dernier l'image A' du som- ■w WCLf ^^^ ^- ^ ^^ moment, il est facile de
X».--'' .r^ comprendre que le rapport de la
hauteur de l'œil au-dessus du plan en b, et de la hauteur du sommet A de l'arbre, est précisément celui de la distance horizontale &0 à la dif- A lance horizontale du pied de l'arbre
'^ ïertLaird'un objet. "" ''"^ 6" ^- '-'i' calcul facile donne donc la hauteur cherchée. Une flaque d'eau non agitée par le vent produirait le même effet que le morceau de glace, avec une certitude de plus, celle de la parfaite horizontalité de la surface réfléchissante.
Nous avons décrit, dans la Première partie de la Luhièhe.