‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 129 sur 185 · LES PHARES · texte numérisé non relu

LES PHARES

g 1. SIGNAUX MARITIMES. — PREMIERS PHARES DE RÉFLEXION OU CATOPnUQCES.

Les phares n'étaient pas inconnus des anciens, témoin le fanal allumé sur une haute tour en ayant du port d'Alexandrie, et qui existait encore, paraît-il, au douzième siècle ; Tîlot sur lequel cette tour était bâtie donna son nom à l'édifice, qui le transmit lui-même à tous les feux allumés sur les côtes pour la protection de la navigation. Les phares, encore peu nombreux au moyen âge, se sont multipliés à mesure que la navigation s'est elle-même étendue, et aujourd'hui ils éclairent de leurs feux variés toutes les côtes fréquentées parles navires de toutes les nations.

Ce n'est guère que depuis un siècle qu'on a cherché à mettre à profit les lois de la réflexion et de la réfraction de la lumière pour accroître la portée et l'éclat des lumières des phares. C'étaient autrefois de simples feux allumés au sommet d'une tour, exposés à toutes les intempéries ^ . On commença par y substituer des lampes protégées par des vitres; puis on songeaà renvoyer au loin l'éclat lumineux à l'aide de réflecteurs de métal

i . « U est très présumable que TefTet utile des plus vantés de ces amers noctaroes, aiL< excepter le fameux monument de File de Pharos, était loin de répondre i la hauteur et aa luxe architectural des édiOces. De simples foyers de bois ou de charbon inégalement entretenus à l'air libre sur une grille de fer, ou des lampes fumeuses renfermées dans une boterne vitrée, tels paraissent avoir été les seuls moyens d*illumination des phares antique». * (Léonor Fresnel, Introduction aux métnoireê tPÀ. Fretnel tur le* Phares.)

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