‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 132 sur 185 · LÀ LOUPE. 4W · texte numérisé non relu

LÀ LOUPE. 4W

de ]a lentille est plus forte, c*est-à-dire qu'elle est à plus court foyer. Si Ton place Tobjet plus loin de la lentille, il arrive bientôt au foyer principal f, et Timage, qui a diminué d'amplitude, s'en va à l'infini. Si, au contraire, on rapproche l'objet de la loupe, son image grossit, mais devient confuse.

Comment mesure-t-on le grossissement d'une loupe?

Le grossissement, dans les instruments d'optique, dans le cas de la vision nette des images, n'est autre chose que le rappol*t qui existe entre le diamètre apparent de l'objet et le diamètre apparent de l'image. On entend par là la valeur des angles sous lesquels l'œil voit, soit l'un, soit l'autre de ces diamètres, supposés placés à la même distance de la vision distincte. Dans le cas de la loupe, la distance de l'œil à la lentille pouvant être négligée, le grossissement est égal au rapport des angles A' OB' et aOh, ou sensiblement à celui des dimensions Â'B', A6, lequel, enfin, est égal au rapport des distances OC' et OC. La distance OC' étant celle de la vision distincte, le grossissement ne dépend plus, comme on voit, que de la dislance OC de l'objet à la lentille, c'est-à-dire de la distance focale principale, qui en diffère très peu.

Ainsi, plus une loupe aura une courbure prononcée ou un court foyer, plus en outre la vision distincte de l'observateur sera longue, plus le grossissement sera considérable.

La loupe montée, comme le représente en coupe et en perspective la figure 274, 1, 2, est celle qu'emploient le plus souvent les horlogers et les graveurs. Elle se tient à la main ou même près de l'œil, où l'observateur la maintient par un effort des muscles des sourcils et de la joue : de la sorte les mains restent libres ; mais il est préférable de l'adapter à un support on porte-loupe {fi%. 275).

Le grossissement de ces loupes ne dépasse guère 5 fois ; de plus, elles sont affectées d'un défaut assez grave : celui d'avoir une forte aberration de sphéricité. On nomme ainsi un phénomène dont la constatation est bien simple : Regardez un objet

d'uae certaine dimension avec une loupe semblable, vous Terrez que l'image n'est très nettejque dans la partie centrale; sur les bords, elle est déformée et dilTuse. JDe plus, elle est irisée, ce qui tient à un autre défaut : celui du manque d^aehrmatisme. Mais elle a un avantage qui compense en parlie m inconvénients : celui d'avoir un champ étendu; sa grande distance focale permet aussi de mouvoir les mains et les objets

Fig. 374. — Loupes de divers genres : 1, S, loupe des horlogers et des gniniri; 5, 4, 5, loupes achromatiques ; 6, loupe de Stanhope; 7, loupe i suriace cjUndriq»'; 8, loupe rodée de Brewstêr, dite de Caddingtoii ; 9, loupe ou microMwpe à gninr: 13, comple-GIsi 11, 13, 14 el 15, loupe des naturalisles, bUoupea et Iriloupes.

au-dessous de la loupe et de faire sans gêne le travail qu'on a en vue.

On diminue l'aberration de sphéricité en appliquant sur le> bords de la lentille un diaphragme ou plaque annulaire opaque qui arrête les rayons de cette parlie de la lentille ; mais It champ se trouve ainsi diminué.

Pour détruire à la fois l'aberration de sphéricité et l'achromatisme, un compose la loupe soit de deux lentilles plan-

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