LA LUNETTE ASTRONOMIQUE. W
Ainsi encore s'explique la possibilité de distinguer en plein jour, avec les lunettes, des étoiles qu'on ne peut voir à l'œil nu que le soir ou pendant la nuit.
Les astres non lumineux par eux-mêmes, comme la Lune, les planètes, ont, dans les lunettes astronomiques, un éclat moindre qu'à l'œil nu, et il en résulte que le pouvoir grossissant est limité pour un objectif donné.
Parmi les plus remarquables et les plus puissantes lunettes astronomiques aujourd'hui connues, il faut citer celles des observatoires de Paris et de Poulkova, qui ont 38 centimètres d'ouverture
Fig 308 — Urcoid de la coiuleUilion deaCéioeaui.
, Fig. 309. — La uiâtue partie du ciel me trec une lunette de 37 centimètres d'ouverture.
et 8 mètres de foyer, et la lunette de l'observatoire de Cambridge (Étals-Unis), dont l'ouverture mesure 47 centimètres.
538 LE MONDE l^HYSIQUE.
Ce dernier ÎDstninienl est le plus grand télescope réfracteur qu'on ait coDStniil jusqu'à présent*.
g 3. I.DnErrE TEBRESTHE OU LOHGDE-YOE.
C'est à Kepler qu'on doit la découverte théorique de la lunette astronomique ou à oculaire convergent; mais le graod astronome ne réalisa point sa conception, et c'est le P. Scheiner qui fît le premier construii'e une lunette de ce genre, dool l'usage se substitua peu à peu à celui de la lunette de Galilée. Peu après, Reita inventa la lunette terrestre ou lunette de jour, qui ne diffère de la lunette astronomique que par la composition de l'oculaire. A l'aide de deux lentilles convergentes de
même foyer O*. (T.
situéesentre le système 0' de l'oculaire astronomique et l'image réelle de l'objectifû&J'image virtuelle a' b' est redressée, comme il est aise de s'en
Fig. 510. — Marche des myons lumioeui dana la Itmelle rendre COmple en
leiTcsire. suivant suf la fi-
gure 510 la marche des rayons lumineux. On voit alors que le système oculaire de la lunette terrestre se trouve formé de trois ou quatre lentilles. L'avantage de cette combinaison est le redressenieul de» images qui, pour les objets terrestres, est nécessaire. L'inconvénient est dans l'affaiblissement de l'éclat, qui ne permet plus.
1 . On pirle en ce inomcnl d'un [clescope rérracleur dont b tenlille aanit nn diamètre d^ G", 655; cet iasIruiDeal se coDstrutt en Anglelerre. H. AItm Clart, le c«nitructeiir de b grande lunette de Cambridge, » entrepris l'aiccution d'une lenlille de 0*,69. Si le snocr^ eouroQRO celle tcnlativc hardie, c'est encore l'Amérique qui «m, sous ce point de lue, b ■uprènulie, .' '