‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 157 sur 185 · PHOTOGRAPHIE SUR VERRE ALBUMINÉ · texte numérisé non relu

PHOTOGRAPHIE SUR VERRE ALBUMINÉ

g 2. PHOTOGRAPHIE ^SUR VERRE ALBDMLNÉ.

La photographie sur papier devint rapidement populaire, et si ses épreuves étaient à l'origine d'une finesse beaucoup moindre que les plaques daguerriennes, si les détails minutieux des épreuves sur métal disparaissaient à cause du grain et de la texture fibreuse du papier, en revanche les nouvelles images étaient plus appréciées des artistes. Du reste, dans cetle seconde phase de l'art photographique, les progrès se multiplièrent avec une étonnante rapidité.

On fit d'abord des épreuves sur papier ciré, gélatine, dont la surface très polie permettait la reproduction des détails les plus fins. Mais bientôt une découverte, due à un neveu de Niepce, à M. Niepce de Saint-Victor, mit la photographie dans une voie nouvelle, qui est encore la plus généralement suivie. Au lieu de prendre, comme Daguerre, une plaque métallique, ou, comme Talbot et Blanquard-Evrard, une feuille de papier pour y faire le dépôt de la couche sensible, c'est sur une plaque de verre, sur une feuille de glace bien polie que M. Niepce de Saint-Victor réussit à déposer la substance impressionnable et à produire une épreuve négative. La transparence du verre, son inaltérabilité, le poli de sa surface, son bon marché, tous ces motifs ont peu à peu conduit les photographes à le substituer et aux plaques métalliques de Daguerre et au papier sensibilisé. Avant d'arriver au procédé le plus généralement suivi aujourd'hui, qui est la photographie sur collodion, décrivons donc encore très rapidement le procédé de M. Niepce de Saint-Victor.

La couche sensible dont il recouvrait la plaque de verre était formée d'un liquide composé lui-même de Isf façon suivante : albumine obtenue en battant des blancs d'œufs jusqu'à la réduction en neige ; iodure de potassium 1 pour 100, eau 25 pour 100. La glace, recouverte d'une couche bien régulière, est mise à sécher dans l'obscurité, ce qui demande à peu près un jour.

596 LE MONDE PHTSIQUE.

On rimmerge aloi-s dans une solution d'acéloui traie d'argent, et l'on a une plaque prèle à re4:£Toir l'aclion de la lumière. Une exposition de quinze à trente secondes au foyer de la chambre noire suKit.

L'épreuTe négative obtenue, on tire des épreuves positives comme nous l'avons dit plus haut. Ces épreuves étant tirées sur papier, l'inconvénient du grain s'y retrouve, mais avec cette

Fij;. 336. — DëTcloppemeDl de l'image.

différence considérable que, l'épreuve primitive y étant ellemême soustraite, la finesse des contours, des traits, des nuances y est parfaite, et que cette (inesse n'est altérée qu'une fois au lieu de deux.

Du reste, rien n'empêche d'éviter même cet inconvénient en tirant des épreuves positives sur verre albuminé. C'est ce qu'on fait surtout pour celles qui sont destinées au stéréoscope, la transparence étant une condition pour l'examen stéréoscopique par la lumière transmise.

* g 3. raOTOGHAFHœ Sun gollooiom.

Scbœnbein découvrit , en 1846 , un produit qui attira grandement l'attention des savants et du public. On crut on instant, en eifet, que cette substance, connue sous les noms

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