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CHAPITRE VIII

HÉLIOGRAVURE — PHOTOLITHOGRAPHIE

§ i. IMPRESSION AUX SELS D*01t ET D* ARGENT, A LA GÉLATINE BIGHROMATÉE.

Depuis rinvenlion de la photographie, tous les efforts des chercheurs se sont tournés vers la solution de ce double problème : obtenir des épreuves positives inaltérables ; multiplier le nombre des épreuves. Le cliché ou négatif obtenu, c'est en effet l'impression qui est le but à atteindre. Il en est de la phographie à cet égard comme des autres méthodes de reproduction, gravure, lithographie, typograi)hie.

Nous avons décrit précédemment le procédé d'impression des épreuves positives par les sels d'or et d'argent*, ainsi que les moyens à employer pour le fixage. Ce procédé, outre qu'il est coûteux, a un inconvénient grave, l'altérabilité des épreuves obtenues ; mais comme ces épreuves sont les plus belles, les plus séduisantes à l'œil, elles sont toujours recherchées. A la

i. L'agent de ce mode d'impression est la lumière, dont les radiations, comme nous l'avons déjà dit, exerçant sur certaines substances des actions réductrices et oxydantes, sont le principe même de la photochimie ou, ce qui revient au même quand on considère les applications de cette branche de la physique, le principe de la photographie. Complétons ce qui a déjà été dit à ce sujet.

La lumière a la propriété de décomposer ou de réduire en leurs éléments certains sels, tels que l'azotate d'argent, les chlorures, bromures et iodures des métaux les moins oxydables, d'argent, d'or, de mercure, platine etc. Voilà pour les actions réductrices. Maintenant l'oxygène et les corps halogènes, iode, brome, etc., qui tendent à abandonner les métaux dont les composés sont exposés à la lumière, ont dans les mêmes circonstances une tendance à se porter sur certaines matières organiques et à se combiner avec elles : il y a oxydation. Les cflcts de ces deux modes d'action étant superposés, c'est-à-dire les matières organiques

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