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vérité de grands progrès ont été faits, sous le rapport de leur conservation, de sorte qu'aujourd'hui le tirage au chlorure d'argent fait dans de bonnes conditions donne des images qui durent aisément quinze ou vingt ans. Or, il y a seulement quinze ans, les épreuves obtenues par ce procédé supportaient avec peine six mois d'exposition à la lumière.
11 est un autre mode d'impression par l'action de la lumière, qui, s'il n'a pas encore atteint le même degré de perfection que le procédé aux chlorures d'or ou d'argent, a du moins le mérite d'une durée à peu près indéfinie. C'est le procédé dit au charbon, découvert en 1852 par M. A. Poitevin. Il est basé sur une propriété remarquable de la gélatine (ou de tout autre corps mucilagineux, albumine, fibrine, gomme arabique) lorsqu'elle est additionnée d'un bichromate alcalin ou terreux, par exemple de bichromate dépotasse. Le mélange à volumes égaux d'une solution concentrée de gélatine et d'une solution concentrée de bichromate devient insoluble, raeme dans l'eau chaude, si elle est exposée à la lumière. Si donc on fait un mélange intime des éléments dont nous parlons avec des substances colorantes insolubles, telles que le charbon, qu'on en recouvre uniformément une feuille de papier, et qu'après dessiccation on place la feuille derrière un cliché négatif en l'exposant à la lumière, voici ce qui se produit. Toutes les parties de la surface qui ont reçu l'action lumineuse directe ou diffuse sont devenues insolubles. Dès lors, si l'on soumet le papier à un lavage à Teau tiède, toutes les parties de la gélatine non insolées se dissolvent, et la couleur ne reste sur le papier que dans les parties im-
imprégnées des substances salines en question se trouvant soumises à la lumière, rinfluenee de celle-ci se trouve par la même activée. Mais il n*est pas nécessaire que les deui élément du mélange se trouvent simultanément exposes à la lumière : il suffit que Tun dVox en reçoive TefTet; Fimage est produite, mais elle n*est révélée que lorsqu'on lait intervenir le second élément. Alors l'épreuve négative apparaît. Quant à Tobtention de TépreuTe posili«, il est clair qu'elle est due précisément au même mode d'action de la lumière.
Ajoutons une remarque intéressante, c'est qu'il y a généralement réciprocité entre ie$ substances impressionnables et les substances révélatrices. Par exemple, si l'on soumet d'abord à la lumière un papier imprégné d'azotate d'argent, l'image est révélée par l'acide galliqu^ ou le sulfate de fer. Mais si au contraire on expose au soleil un papier imprégné d'icidf galliquc, l'azotate d'argent servira ensuite de substance révélatrice.
LE NONQE PHTStOUE PLANCHE XXV
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