IMAGES FOUMBES PAR LES LENTILLES. IM
se formera au delà du foyer; elle sera réelle, renversée et plus petite que l'objet. Prenons une bougie pour faire l'expérience, et recevons l'image sur un écran que nous rapprocherons ou
Fig. 100. — Image réelle, reavereée el [dus grande que Tobjet.
éloignerons de la lentille, jusqu'à ce qu'il y ait netteté parfaite de l'image : nous constaterons aisément le résultat. Plus la distance de la bougie va diminuer, plus nous verrons l'image, toujours réelle, s'éloigner et grandir, jusqu'à ce qu'elle devienne précisément égale à l'objet lui-même. Â cet instant, si l'on mesure les distances Fig. 101. — image d'un objet «iluék une distance de Ulenniii ■MÎmrpnf la Ipn- ''"^ P'"' ^"'"'^ t"* ^ distance focale principale, et qui séparent la len- j„^j„j^ ^^ j^ j^,„,,le de cello distance.
tille de l'écran et de
la bougie, on les trouve égales entre elles, et chacune est double de la distance focale principale. La bougie continuant d'approcher de la lentille, l'image réelle grandit et s'éloigne ; elle est donc de dimensions plus grandes que celles de l'objet (voy. lig. 100 et 101). Il faut éloigner de plus en plus l'écran pour
l&O LE MONDE PHYSIQUE.
la recevoir nette, mais on remarque alors dans son éclat une diminution qui s'explique par réparpillemcnt des rayons lumineux émei^és de la lentille, sur une suiface qui croît plus vite que la quantité de lumière reçue.
La bougie, une fois arrivée à la dislance focale, l'image disparaît, et cela est aisé à concevoir, puisque alors, les rayons sortant parallèlement à l'axe, il n'y a plus de couvei^eiiee. Jusqu'ici l'image a toujours été réelle : en d'autres termes, il a toujours été possible de la recevoir sur un écran; elle a une existence indépendante de robserval''ur. Il n'en sera plus de même si nous continuons à approcher la bougie ou tout autre objet de la lentille : l'écran placé à une dislance quelconque ne
recevra el ne renverra plus que de la lumière diffuse.
Cependant, au lieu et place de l'écran, plaçons notre œil même. Nous verrons
Fig. 102. — Image droile et xirlueMc dun objel situé eulre iravpr« H<> I» \cn-
te foyer principal el t. lentUIe. *" iravers QC la len-
tille une image de la bougie, image qui n'est plus renversée, mais droite et grossie. Comment se fait-il que l'œil reçoive la sensation d'une image qui n'a rien alors de réel? Cela est facile à comprendre : les faisceaux lumineux qu'envoie alors à la lentille chacun des points de l'objet, sortent en divei-geant du milieu réfringent; l'œil qui les reçoit éprouve la même sensation que s'il s'agissait de rayons émanés directement de points lumineux situés de Tauti-e cùlé de la lentille, mais à une plus grande distance que l'objet même auquel ils appartiennent. De là l'agrandissement des dimensions apparentes; de là aussi le sens de l'image qui. devenant virtuelle, cesse d'être renversée (lig. 102). Dans ce cas, à mesure que l'objet se rapproche de la lentille, l'image diminue jusqu'au moment où, venant à toncher l'une de ses laces, l'image est devenue sensiblement égale à l'objet même.