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ANALYSE SPECTROSCOPIQUE DU SOLEIL

nibaD, dont les diverses parties sont d'autant moins lumineuses que la dispersion est plus grande ; la lumière des protubérances, au contraire, se réduit en un petit nombre de raies très fîues ; l'aiTaiblissement produit par la dispersion est presque uul, el dans les quelques régions très étroites où cette lumière se concentre, l'éclat des raies est comparable à celui des parties correspondantes du specli'e solaire.

Si I'liydr(^ène est l'élément principal de la chromosphère, il est loin d'être le seul. L'exploration S{>ectroscopique des cou-

ches les plus basses de cette enveloppe a permis de reconnaître un nombre croissant de raies brillantes' qui ont été identifiées aux raies de plusieurs corps simples, métaux ou métalloïdes. Gomme on devait le prévoir, la plupart de ces corps avaient été reconnus déjà dans le spectre solaire. Mais il en est un certain nombre, l'oxygène, l'azole, le soufre, le brome, c'est-à-dire précisément les métalloïdes dont l'absence dans le spectre de

I. M. Young, melliiiil à profit d'ej^cellenles condilinns d 'observa tiun, i déterminé jusqu'à ileui cent (Oiunte-treiie raies dins la hunière cbrotucisphéri<jue.

la photosphère solaire avait été signalée, et qui paraissent cxitr ter dans la chromosphère.

Une autre enveloppe beaucoup plus étendue que la chromosphère environne le Soleil à une hauteur qui atteint presque le rayon de l'aslre : c'est la couronne, sorte d'expansion lumineuse dont les limites extérieures sont assez peu définies el d'ailleurs fort irrégulières, dont Tobservation avait été maintes fois signalée pendant la durée des éclipses totales. L'analyse spectrale de la lumière coronale a pu être elTectuée pendant la

durée de la totalité de quelques éclipses : elle a prouvé quelacouronneest un milieu gazeux très rare, en partie formé de gaz hydrogène incandescent, en partie d'une autre substance encore in- . connue, caraclé-

Fig. 1S8. — Analyse spectrale d'une tache solaire. Elar)tis»eineiil

des rJÎei sombres sur le noyau cl sui- la pénombre. risée par UIIC

raie verte spéciale (marquée 1474 sur l'échelle specti"OSCopiquedeKirchhofl).Mais la lumière de la couronne renferme aussi des rayons provenant par réflexion de la photosphère et des régions les plus brillantes de la chromosphère.

En examinant les taches du Soleil au spectroscope, on a constaté que les raies sombres y paraissent plus laides cl moins nettes ou plus nébuleuses. On peut voir le phénomène dont nous parlons dans la figure 128, qui représente une portion du spectre solaire vu au travers d'une tache; sur la pénombre et le noyau, les raies photosphériques sont très iurlcmenl élargies, ce qui s'expliquerait par une absorption plus considérable en ces points, provenant d'une plus grande

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