‹ Le monde physique (volume 5)Chapitre 6 sur 185 · II. o · texte numérisé non relu

II. o

relies et physiques étudient les lois, consistent en des mouvemenls, soit de Tensemble des corps, soit de leurs parties, et c'est en observant les directions de ces mouvements, leurs vitesses, leurs périodes, qu'on parvient à la constatation de ces lois.

La vue simple suffît à nous procurer ce6 moyens précieux d'investigation scientifique. Combien plus sont-ils efficaces, lorsque nous pouvons y joindre les ressources des instruments d'optique, basés précisément sur la connaissance des lois des phénomènes lumineux ! Par l'emploi de ces instruments, nous pouvons multiplier, dans une proportion énorme, la puissance de notre organe visuel ! Grâce au télescope, le champ de l'astronomie, d'abord restreint aux seuls astres visibles à l'œil nu, s'est indéfiniment étendu : des régions inconnues de l'univers, peuplées d'innombrables mondes relégués à des distances effrayantes, ont été conquises dans le domaine de l'espace infini. Concentrée au.foyer de nos puissants instruments, la faible lumière rayonnée par ces astres et qui se perdait pour ainsi dire avant de parvenir à impressionner notre rétine, multipliée par la surface des objectifs télescopiques, nous a prouvé l'existence de corps que l'imagination la plus hardie concevait à peine. De même, grâce au microscope, l'infiniment petit s'est révélé à nos yeux émerveillés, et nous avons pu pénétrer le secret de la constitution intime d'êtres dont auparavant nous ne soupçonnions pas même l'existence.

Dans tout cela, nous ne considérons la lumière que sous le rapport de son importance intellectuelle ou scientifique. Si nous passions de là au rôle qu'elle joue dans l'économie de la nature, à l'influence qu'elle a sur notre existence même, sur celle des êtres organisés ou vivants, nous verrions que cet agent physique n'est pas seulement utile, mais indispensable, et qu'il est une condition nécessaire de la vie, tout au moins à la surface du globe que nous habitons. Sans la lumière, en effet, les végétaux ne pourraient se développer; et dès lors la vie animale, qui est liée à l'existence des végétaux eux-mêmes, ne saurait être. Nous étudierons dans un chapitre spécial l'action de la

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