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SPECTROSCOPIE MÉTÉORIQUE

de la lumière des comètes, on voit que la constitution chimique de ces derniers corps n'est pas précisément identique avec celle des étoiles filantes; le carbone a bien été reconnu dans un des météores, mais les autres renferment le sodium, dont l'existence dans les spectres comélaires n'a pas encore été signalée. A la vérité, l'incandescence gazeuse caractérise la lumière des comètes et celle des étoiles filantes; toutefois cette incandescence ne parait exister pour celles-ci qu'après leur pénétration dans l'atmosphère, et, contrairement à l'opinion du savant A. Herschel, nous inclinons à croire que c'est là que se trouve le sodium reconnu par l'analyse spectroscopique.

Nous terminerons ici ce que nous avons à dire de l'analyse spectrale appliquée à l'astronomie des corps du monde solaire, en rapportant quelques observations récentes faites sur la lumière zodiacale. Un savant Américain, M. Wright, a tiré de ses observations, faites en 1874, les conclusions suivantes : La lumière zodiacale est celle du Soleil réfléchie par une matière solide. 11 trouva en effet, pour cette lumière, « un spectre continu, ne différant pas sensiblement (sauf en ce qui concerne l'intensité) du spectre solaire, dépourvu eu tout cas de toute ligne ou bande brillante analogue à celle de l'aurore boréale. » Le résultat important de la continuité du spectre de la lumière zodiacale avait été obtenu antérieurement par M. P. Smyth, puis par M. Liais, qui croyait cependant à la possibilité de l'existence de faibles lignes noires. Mais il faut dire que d'autres observations contredisent complètement celles que nous venons de rapporter. M. Respighi, en janvier et février 1872, ayant analysé la lumière zodiacale h l'aide d'un spectroscope à vision directe, « trouva bien marquée la raie connue d'Angstrom dans le vert, » raie qu'il observa à la même époque dans le spectre d'une aurole boréale. « Ce fait, dit M. Respighi, que confirme une observation semblable, faite par Angstrom en mars 1867, me semble assez important, car il tendrait à montrer l'identité de la lumière de l'aurore boréale avec la lumière zodiacale, et par suite la probabilité de l'identité de leur origine. » Enfin

M. Tacchini, en rapportant les observations de M. Wright, rappelle qu'en avril 1872 il analysa, avec M. P. Smyth, la lumière zodiacale, qu'il lui trouva un spectre continu, mais que néanmoins il y avait une zone vive nettement limitée, qui se fondait latéralement, ce qu'on n'obtient jamais d'une faible lumière solaire. Le savant astronome de Païenne croit pouvoir en conclure que « la lumière zodiacale n'est pas seulement la lumière solaire réfléchie par des corpuscules météoriques; outre les particules solides capables de donner, par réflexion, le spectre et la polarisation observées par M. Wright, la masse lenticulaire peut renfermer quelque substance maintenue par la chaleur solaire dans un état physique tel, qu'il en résulte un spectre particulier analogue au spectre des comètes ou de l'atmosphère coronale. )^

§ 2. l'aiNALYSE spectrale appliquée a L*ÉTUDE des ÉTOUJ!;S

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