POMPES DOMESTIQUES
puits est inférieure à 7 ou 8 mètres au-dessous du point où l'eau doit monter. Théoriquement, l'eau devrait s'élever dans le tuyau d'aspiration à une hauteur de 10"\35, qnand la pression barométrique est 760 millimètres; mais, en réalité, l'ascension est beaucoup moindre , parce que, comme nous en avons donné les raisons au paragraphe précédent, le mécanisme ne peut fonctionner avec la perfection qui serait nécessaire. Si la profondeur du puits surpasse 7 ou 8 mètres, la pompe
Fig. 22i. — Pompe aspirante. Fig. 22."). — Pomj)e as])iiante et foulante,
dite élévatoire.
aspirante ne peut suffire ; on la complète par une disposition qui permet de refouler l'eau à une hauteur plus considérable, et de la conduire ainsi du point où elle est arrivée par aspiration jusqu'au point où elle doit être employée.
La pompe est alors une pompe aspirante et élévatoire, ou mieux, aspirante et foulante. La figure 225 en donne un modèle généralement adopté pour les puits profonds. C'est tout simplement une pompe aspirante dont le corps cylindrique est fixé à l'intérieur du puits à une profondeur suffisante pour que
î'cau y arrive par aspiration. Là elle est refoulée à chaque mouvement ascendant du piston dans un réservoir installé à l'intérieur du puits, et dans le tuyau qui fait communiquer ce réservoir au corps extérieur de la pompe. Quand le piston descend, le poids de l'eau accumulée fait fermer la soupape supérieure latérale, de manière à éviter le retour de cette eau dans le corps de pompe. Il en résulte qu'après un certain nombre de coups de piston, nécessaire pour amorcer l'appareil, l'eau se déverse d'une façon intermittente par le robinet. Il est clair que la même disposition permettrait de refouler l'eau à une hauteur quelconque, et de la faire monter, paj' exemple, aux différents étages d'une maison.
On donne aux pompes et aux différents organes qui les composent une multitude de formes et d'agencements divers, dont la description détaillée demanderait des volumes ; mais les détails dont nous parlons, ne changeant rien au principe physique sur lequel est basée la construction des pompes, n'offriraient point ici d'intérêt. Tantôt ces niodiiications sont commandées par la destination particulière des pompes, tantôt elles résultent de la façon dont l'inventeur a conçu le fonctionnement de l'appareil pour remédier à tel inconvénient, ou obtenir tel avantage spécial.
Dans le but d'éviter l'intermittence du jet, on construit quelquefois des pompes aspirantes et foulantes à double effet. Ce sont des pompes disposées de telle sorte que l'aspiration et le refoulement de l'eau se font à la fois, et pendant la montée et pendant la descente du piston. Dans ces appareils, le piston est plein, et le corps de pompe est percé de quatre ouvertures munies de soupapes, comme le montre la figure 226. Pendant le mouvement ascensionnel du piston, la soupape A s'ouvre et une certaine (piantité d'eau s'introduit [)ar aspiration dans la partie
Fig. 2:20. — Pouipo à double ciïot.