‹ Le monde physiqueChapitre 124 sur 271 · POMPES INDUSTRIELLES · texte numérisé non relu

POMPES INDUSTRIELLES

inférieure V du corps de pompe ; la soupape B est fermée par celle que contient déjà le tuyau de refoulement G'; au contraire, la soupape A' s'ouvre et donne passage à l'eau contenue en V au-dessus du piston, et cette eau est refoulée vers C ; enfin, la pression de cette eau ferme la soupape B'. Dans le mouvement descendant du piston, les choses se passent d'une façon opposée : les soupapes A et A' sont fermées, B et B' sont ouvertes, de sorte que l'eau est' aspirée par le haut et refoulée par le bas. Le jet est donc à peu près continu; mais il est facile de com-

l'ig. i!'i7. — Auciuimes pompes du pont ^dlrc-lJaiiii' à t'aris.

prendre que la manœuvre du levier, balancier ou manivelle, exige un effort double. Ce genre de pompe est surtout employé pour les travaux d'épuisement, et alors on adapte à la machine un balancier mû par deux ou plusieurs hommes, ou même par une machine à vapeur.

La nature du moteur qui|donne aux pistons des pompes leurs mouvements de va-et-vieiit peut d'ailleurs être très variée. Les pompes ordinaires, destinées aux usages domestiques et de petit modèle, sont munies de leviers oscillant autour d'un point fixe et qu'on fait mouvoir à bras d'homme, ou bien d'une ma-

iiiYelle qu'on tourne de la même manière (fig. 228 et 229). Mais quand on a Ijesoin d'une force plus considérable, pour des pompes plus puissantes, on emploie comme moteur, tantôt un cheval faisant tourner un manège, tantôt la vapeur, tantôt la force développée par une chute d'eau. La machine élévatoire du pont Notre-Dame à Paris, démolie depuis quelques années,

Fig'. 2"28. — Pompe domesliquo à balancier. Fig.[229. — Pompe à manivelle.

était une pompe mue par^l'intermédiaire de rouesjhydrauliques établies en un point de la Seine où la rapidité du courant donnait une force disponible considérable. 11 en était de même de l'ancienne machine de Marly, qui élevait les eaux de la, Seine jusqu'aux châteaux royaux de Marly et de Versailles, à l'aide de 14 roues hydrauliques communiquant le mouvement à 221 pompes. Aujourd'hui, de nouvelles roues, au nombre de cinq

Page 1