POMPES ROTATIVES
Dans les [)()iii[)c's rotatives (la li<iiiie '255 ropruduit la cou|)C (le la pompe de Stolz), les luyaiix t d'aspiration C el de refoulement C vieiiiieni abonlir, par deux ouvertures a et a, dans un tambour circulaire A, à l'intérieur duquel se meut un anneau concentrique au tambour B. Des pièces jyppp, s'appuyant, d'une part, sur le contour intérieur du lambour, de l'autre sur le contour d'mi excentrique , ferment hermétiquement
-PI '255. — l'onipc rolalivc de Slolz.
l'espace annulaire, par suite lont le
vide derrière elles en foulant l'eau et jouent le rôle d'autant de pistons.
La pompe rotative système Behreiis (lij^. '254), qui fonctionne
Fig. 254. — Pompe rotative de Belirens ; [liiases d'un iiioiiveiiient de rotation.
aussi comme machine à vapeur (nous la retrouverons dans le volume consacré aux machines à vapeur), est d'un mécanisme encore [)lus simple.
I Ot)
Un moteur quelconque, la vapeur pai' exemple, met en mouvement un arbre qui, par un système d'engrenages, fait mouvoir en sens contraire les axes tle deux pistons C,C'. Ceux-ci tournent à l'intérieur d'un tambour communiquant avec le tuyau B d'aspiration et le tuyau 1) de refoulement. Cbaque piston a la forme d'une [jortion de couronne massive qui laisse libre un espace annulaire ua' . Quand cet espace commence à se placer en face de l'orifice d'admission, le piston, par son mouvement, agrandit de plus en plus derrière lui la capacité libre ; le vide se fait de plus en plus, et une certaine quantité d'eau le remplit; pendant ce temps, l'autre piston foule par l'orifice de conduite l'eau qui s'y trouvait déjà ; à chaque demi-toui", les deux pistons échangent leurs fonctions : celui qui aspirait refoule, et réciproquement, de sorte que la pompe est à un certain point une pompe à double effet. On se rendra compte aisément des circonstances de ce double effet en examinant ce qui se passe en un tour entier de rotation, en comparant, par exenq)le, sur la figure 234, les positions respectives des pistons et des espaces aa après les intervalles successifs de chaque quart de la rotation totale.
11 nous reste à dire un mot des pompes foulantes, pour compléter ce qui concerne ce paragraphe, bien que, nous l'avons dit plus haut, leur construction ne soit nullement basée sur le principe de l'action de la pression atmosj)héri(|Uc.
§ O. 1-ES POMPES A INCKNDIK.
Les pompes à incendie, les pom])es dont on se sert pour l'arrosage des jardins, sont des pompes de ce genre.
Les pompes à incendie (fig. 235) sont habituellement composées de deux pompes foulantes accouplées, fixées au l'éservoir d'eau, qu'on remplit, soit à l'aide de seaux et en foi'uiant la chaîne, soit à l'aide des tuyaux de prise d'eau installés dans les villes, à Paris par exemple.