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LES POMPES A INCENDIE

Elles sont mues à l'aide d'un balancier, auquel viennent s'articuler les tiges ou bielles des deux pistons. Ceux-ci se meu-

Fii!'. 235. — Pompe à incendie à l)alancier.

vent en sens contraire, de sorte que l'eau arrive d'une façon continue dans la capacité où plonge le piston de refoulement.

Fig. 256. — Pompe à incendie à vapeur.

Cette capacité contient de l'air qui, étant comprimé par l'eau dont elle se remplit à chaque instant, exerce une pression sur le liquide : on la nomme pour cela réservoir (fair. La vitesse

avec laquelle l'eau s'échappe de la lauce dépeud doue de celte pression et, comme celle-ci varie peu si le réservoir d'air est d'uue capacité suffisante, il en résulte que la vitesse du jet reste à peu près constante.

On a construit l'écemment des pompes à incendie dont le moteur est la vapeur. Celle que nous reproduisons ici (fig. 27)0) est munie d'une chaudière du système Field, qui produit en huit minutes, à la pression nécessaire, la transformation de l'eau froide eu vapeur. Elle est assez puissante pour fournir un débit de 900 litres d'eau par minute et lancer le jet à 45 mètres de hauteur.

Nous devons citer aussi la pompe à incendie à vapeur d'un liabile constructeur, M. A. Thirion, laquelle se compose de trois corps de pompe attelés sur un même arbre, qui reçoit le mouvement des bielles de deux cylindres à vajieur latéraux. Avec un orifice de 56 millimètres, elle donnne un jet portant à 50 mètres.

On comprend quelle est l'importance de cette invention pour les villes populeuses oii la violence des incendies et leur étendue exigent la promptitude des secoui'S et l'erficacite des moyens d'extinction (voy. pl. XVI).

^ 4. MACHliNI'.S l'M-.l MATIQUKS OU PO.Ml'KS A AIR KT A (;AZ.

Les machines piuuuuatiques sont de véritables pompes à air ou à gaz, ollrant toutefois cette particularité, que le fluide qu'elles retirent d'une capacité hermétiquement close, puis qu'elles refoulent à l'extérieur, diminue progressivement de densité, sans qu'on puisse amener cette densité à zéro, c'est-àdire produire le vide parfait. Les expériences scientifiques exigent donc que les machines pneumatiques soient construites avec une grande perfection, afin (jue le vide relatif obtenu approche autant que possible de ce vide idéal. En réalité, on arrive avec les plus parfaits de ces appareils, ainsi que nous l'avons vu

quand nons avons décrit les pompes pneumatiqnes perfectionnées dans la première partie de ce volume, à réduire à 0,1 de millimètre la pression du gaz ou de l'air qui reste au bout de l'opération dans le récipient. Mais il n'est pas nécessaire d'obtenir un vide aussi parfait dans les applications industrielles ; et il y a avantage alors à se servir d'une macbine pneumatique moins parfaite, mais plus puissante, telle que celle inventée et construite par un habile fabricant d'instruments de précision, M. Deleuil. Cette machine, que la planche XVII représente dans une vue d'ensemlde et dont le piston et le corps de pompe sont dessinés sur une jilus grande échelle drais la figure 257, diffère des machines ordinaires par un côté intéressant et original. Le piston, au lieu d'être lubrifié avec de l'huile, alin que le contact, aussi parfail que possible, entre sa surface et celle du corps de pompe empêche toute fuite d'air, ne louche pas en réalité le corps de pompe; il est en outre sillonné de rainures parallèles et équidistantes. L'intervalle très petit (0'"'",0'2) que le constructeur laisse ainsi entre les deux surfaces est rempli par une mince couche d'air. Or l'expérience prouve que l'adhérence de ce bourrelet gazeux pour la surface du piston est telle, qu'il remplace très bien le corps gras dont le piston est ordinairement enduit ; en un mot, sa présence suffit à intercepter toute communication entre les capacités du corps de pompe situées au-dessus et au-dessous du piston. M. Deleuil donnait d'abord à ce dernier une hauteur double de son diamètre, et il

Fig. 257. — Piston ili' l;i niacliine pii(!innatiqni' ihî M. Deleuil.

obtenait un vide de 8 à 18 millimètres, selon la capacité. Depuis, bien qu'il ait donné au diamètre du piston une valeur égale à celle de sa hauteur, il a pu, avec sa machine, obtenir un vide de 2 à 5 millimètres dans une capacité de 14 litres ; en un quart d'heure, il a obtenu un vide de 10 millimètres dans un récipient de 250 litres.

Nous verrons plus loin diverses applications du vide pneumatique, les chemins de fer et postes atmosphériques, etc.

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