‹ Le monde physiqueChapitre 130 sur 271 · I. Gl · texte numérisé non relu

I. Gl

tances, à travers des terrains accidentés dont la pente n'est ni régulière, ni continue. Les anciens Romains, dont les constructions hydrauliques laissent encore des traces si remarquables, édifiaient pour traverser les vallées d'immenses aqueducs qui nécessitaient des dépenses considérables. Cependant dans certaines circonstances ils surent éviter, par l'emploi de siphons formés de tuyaux de plomb, la construction d'aqueducs dont l'élévation eût rendu l'exécution impossible : tel était l'aqueduc du mont Pila près de Lyon, qui avait à franchir trois vallons, dont l'un avait 100 mètres de profondeur. De nos jours, la construction des hauts aqueducs est généralement abanilonnée, et on leur substitue des siphons métalliques en fonte, infi-

Fig. 2iO. — Aqueduc du mont Pila, construit'près de Lyon par les anciens Romains.

niment moins coûteux. C'est ainsi que les eaux des rivières de la Dhuys et de la Vanne franchissent avant d'arriver à Paris plusieurs des vallées qu'elles traversent.

On vient de voir dans le siphon une application intéressante et utile de la pression de l'air à l'écoulement ou au transvasement des liquides. La pipette est un petit instrument qui a un objet analogue. Il permet de puiser dans un vase, dans un tonneau qu'on ne peut ou qu'on ne veut remuer, une portion de liquide. C'est un tube à bec effdé, en fer-blanc ou en verre, qu'on plonge dans le liquide et qui se remplit soit par simple communication, soit par aspiration.

Une fois pleine, on tient la pipette comme le montre la ligure 241, en posant le doigt sur l'ouverture supérieure; puis

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