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LES AÉROSTATS— LA NAVIGATION AÉRIENNE

j:; I . Al'PLlCATIOA DU I'RI?«CIPE d'aRCHIMÈDE A l'aSCENSIOK VERTICALE DES CORPS

DANS l'atmosphère.

Tout corps plongé dans un fluide perd de son poids le poids môme du fluide qu'il déplace. Ce principe, dont la découverle remonte, comme on sait, à Arcliimède, s'applique aux gaz connue aux liquides, et c'est pourquoi nombre de corps légers, la fumée, les vapeurs, les nuages, s'élèvent et restent suspendus dans l'air, au lieu de se précipiter à la surface du sol, comme il arriverait sur une planète dépourvue d'enveloppe gazeuse ou d'almosplière.

11 suffit, pour que cette ascension se produise, que la légèreté spécifique du corps soit moindre que celle de la portion de l'air où il se trouve plongé. A la surface du sol, l'air à la température de 0 degré et sous la pression de 0'",76, pèse l'"',29, c'est- [Wlire que le poids d'un mètre cube d'air est alors de l'"',29. Dans les mêmes circonstances physiques, un mètre cube de gaz hydrogène a une densité environ quinze fois moindre : il ne pèse que 0'"',090. Imaginons un tel volume de gaz enfermé dans une enveloppe imperméable : la perte de poids qu'il éprouvera dans l'air sera r",29, et comme le poids du gaz est seulement 0''",09, c'est avec une force égale à la différence de ces poids, c'est-à-dire égale à l''",20, qu'il sera soulevé dans la verticale. Une partie de cette poussée ou force ascensionnelle

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