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fa.2
Voici d'ailleurs un mode très simple de Yérificatioii du timbre des voyelles. Prenez un diapason donnant le si bémol^, et pendant qu'il vibre, tenez-le en avant de votre bouche; puis prononcez tout bas, sans vous entendre vous-même, les deux voyelles A, 0, plusieurs fois et successivement répétées. Vous observerez que le son du diapason est renforcé toules les fois que votre bouche fait le mouvement ])articulier à la voyelle A, tandis qu'il n'est pas modifié par la voyelle 0. Le même phénomène se manifesterait pour deux voyelles quelconques, si l'on employait un dia])ason à l'unisson avec le son harmonique prédominant de l'une d'tîlles.
Voilà donc une série de phénomènes, inexjdiqués jusqu'ici, dont la production se trouve rattachée aux lois connues des vibrations des corps sonores.
Imaginons que deux ébraidements sonores, émanés de deux sources différentes, se propagent dans le même milieu élastique, dans l'air jiar exemple. Les vibrations ou ondes aérieiuies qui en résultent, coexisteront généralement dans le milieu : c'est-à-dire qu'en chaque point et à chaque instant il y aura superposition des petits mouvements qui constiluent ces vibrations. Les condensations et dilatations successives se composeront, tantôt s'ajoutant, tantôt se retranchant suivant les lois de la mécanique, (jue les deux sons aient la même longueur d'ondulation ou la même hauteur, et aussi la même intensité, et il pourra arriver qu'ils se détruisent : il suffira pour cela que les deux ondes aient des phases opposées, ({ue la demi-onde condensante de l'un coïncide exactement avec la demi-onde dilatante de l'autre. Les deux mouvements se détruisant, le milieu élastique restera en repos dans tous les points où aura lieu cette destruction de mouvements, et, pour un observateur placé précisément en ce point, il en résultera, quoi? du silence.