‹ Le monde physiqueChapitre 224 sur 271 · LA VOIX HUMAINE · texte numérisé non relu

LA VOIX HUMAINE

Terminons cette étude des phénomènes du son par une description sommaire de l'organe de la voix (;hez l'homme, de cet instrument de musique naturel, à l'aide duquel nous communiquons nos idées dans leurs nuances les plus délicates et les plus intimes, instrument si flexible et si complet, que les instruments artificiels les plus perfectionnés n'arrivent point à cette diversité de nuances, de timbres, qui permet à la voix humaine d'exprimer les sentiments et les passions les plus variées.

L'organe de la voix n'est autre chose qu'un instrument à vent, c'est-à-dire un appareil où les sons sont produits par les vibrations plus ou moins rapides de l'air, à son passage par une ouverture de forme particulière plus ou moins resserrée. L'air arrive des poumons par un tube ou canal annulaire N nommé trachée-artère; de là il pénètre dans le larynx M, où il entre en vibration et produit les sons de la voix, puis dans \e pharynx, entonnoir qui continue l'arrière-bouche. Le son arrive alors dans les cavités des fosses nasales et de la bouche, qui jouent le rôle de caisses renforçantes et donnent au son un timbre spécial.

La figure 366 montre la conformation intérieure du larynx. C'est, comme on voit, une sorte de boîte cartilagineuse terminée inférieurement par la trachée-artère N, et à la partie supérieure par Vos hyoïde, en forme de fer à cheval. Une sorte de soupape mobile, l'épiglotte E, peut en s'abaissant fermer le larynx à sa partie supérieure, empêchant ainsi les aliments d'y pénétrer, ce qui produirait l'extinction de la voix ou la suffocation. Au-dessous de l'épiglotte est la glotte K, ouverture comprise entre deux systèmes de replis laissant entre eux une cavité qu'on nomme le ventricule de la glotte. Ces replis sont,

Page 1