LA VOIX HUMAINE
d'une part, à la partie inférieure de la glotte, les cordes vocales I, ainsi nommées parce qu'on croyait d'abord que c'étaient elles qui formaient les sons en vibrant sous l'influence de l'air, comme des cordes, sonores frottées par un archet ; puis, audessus, les ligaments supé-
Des expériences dues à des physiologistes ont prouvé que les cordes vocales vibrent comme les anches battantes des tuyaux sonores et que les sons ainsi produits sont plus ou moins aigus, selon que la tension plus ou moins forte des cordes vocales modifie la forme et les dimensions de l'ouverture de la glotte. Quand le son arrive dans la bouche, sa hauteur est déterminée ; il ne subit plus d'autres modifications que celles qui en constituent
vj^m y^Lx ^y^xx<,,,i,,,.i^ixv, Ctiissc iMteneiire du larynx : t, epiglotte ; le timbre ou qui forment ligaments supérieurs; I, cordes vocales;
^ K, glotte ; N, trachée-artère.
la voix articulée. Les mouvements du pharynx, de la langue et des lèvres servent à produire ces divers changements, dont nous n'avons point ici à nous occuper.
Disons seulement que les voix d'homme, différant des voix de femme et d'enfant par leur gravité, doivent leur caractère aux dimensions plus grandes du larynx et de l'ouverture de la glotte. Le développement rapide de cet organe chez les jeunes gens, vers l'âge de la puberté, est la cause de la transformation qu'on observe alors dans leur voix.