LES TAMBOURS
iiiveise des nombres l, 2, c'est-à-dire proportionnels, par exemple, aux nombres 50, 24, 20 et 15. C'est, du reste, la loi des vibrations des colonnes d'air renfermées dans les caisses des tambours.
Fig. 7)dl. — Ir.striimcnls de musique japonais : le hing-kou.
Les timbales (fig. 595) sont des sortes de tambours dont la membrane unique est tendue sur une caisse métallique arrondie par le fond; elles étaient autrefois d'usage dans la cavalerie. Le timbalier portait ce double tambour de chaque côté derrière le pommeau de la selle de son cheval, et il les frappait à l'aide de baguettes terminées au bout par de petites rosettes, a ce qui
leur fait rendre un son plus agréable que si elles étaient ft-appées d'une baguette de tambour ».
Ces instruments ont été introduits dans nos orchestres, mais on a soin de les accorder à la tierce ou à tout autre intervalle musical, en les construisant de dimensions différentes et en tendant plus ou moins les peaux qui déterminent les vibrations sonores.
Le tambour est un instrument très ancien et, sous des formes diverses, très répandu chez toutes les nations civilisées ou barbares. Le tambourin, usité dans les fêtes de village de Provence, est un tambour allongé que le joueur bat d'une main, en s'accompagnant~ d'une petite flûte, le galoubet. Une des formes les plus originales du tambour est celle du tambourin japonais, que représente la figure 597. C'est le hing-kou, dont l'exécutant frappe les membranes avec deux baguettes; l'instrument repose sur un double pied, qui empêche les vibrations d'être arrêtées par le sol.