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Einbouchiire de cor, ou à bocal

tioli plus ou moins étroite. Il l'aut une grande habitude pour proportionner exactement les dimensions de cette ouverture, la vitesse et la force du courant à la hauteur des sons qu'on veut

Fig. 45d. — Le cor d'iianiioiiie.

obtenir, pour faire vibrer en un mot les lèvres à l'unisson du son fondamental de l'instrument et de ses harmoniques. C'est ce qu'on nomme posséder Vcmboucliure.

Fig. 454. — Tioin|je do chasse.

Le type des instruments à vent à embouchure de cor est le cor, qui est formé d'un tuyau conique contourné en spirale et terminé par une large partie évasée qu'on nomme le pavillon. La trompe de chasse, la trompette, le clairon sont des instru-

INSTRUMENTS A VENT A BOCAL

meiils du même genre que le cor, généralement fabriqués en laiton, et qui ne diffèrent les uns des autres que par le volume de la colonne d'air, la forme plus ou moins contournée du tuyau, et enfin les dimensions du pavillon (fig. 453, 434, 435).

Les sons que ces instruments produisent sont les harmoniques naturels du son fondamental; on les obtient comme nous avons dit plus haut. Mais, pour avoir les sons intermédiaires de la gamme, il faut boucher avec la main, fermée d'une façon plus ou moins complète, l'ouverture du pavillon : il est difficile, du reste, d'obtenir de la sorte des sons bien justes et bien purs. L'obstruction de l'ouverture du pavillon leur ôte beaucoup de leur éclat, de leur sonorité.

Aussi a-t-on cherché à augmenter les ressources musicales des instruments en cuivre en modifiant de diverses manières les longueurs du tuyau sonore ou de la colonne d'air mise en vibration. On a percé de trous convenablement placés, munis de clefs qu'on peut fermer ou ouvrir à volonté, les parois métalliques des instruments. Tel est V ophidéïde (fig. 456), la basse des instruments en cuivre, et toute la famille des instruments à clefs, les saxophones, ainsi nommés du nom du fabricant qui les a inventés ou qui en a amélioré la fabrication.

Un autre genre de modification est celui qu'on trouve dans le trombone, sorte de trompette à coulisse formée de deux parties emboîtées l'une dans l'autre, que l'exécutant peut allonger ou rapetisser à volonté par un mouvement rectiligne de la main droite (fig. 457).

Enfin, un troisième mode est celui des instruments à pis-

Fig. 455. — Trompette et clairon.

Ions, lels que le cor, le cornet à pistons, si connus aujourd'hui dans les orchestres, surtout les orchestres militaires (fig. 458).

431». — 0|)liiclHi(lc. Fin. ''i->7. — Trombone.

Les pistons ne sont autre chose que des portions de tuyaux au nombre de deux ou trois, qui s'emboîtent à frottement dans des parties cylindriques communiquant avec le tuyau con-

INSTRUMENTS A VENT A BOCAL

tourné de l'instramenL Ils sont percés latéraleineiU d'ouvertures qui correspondent à des a[)pendices destinés à accroître la longueur de la colonne vibrante. Suivant que le piston est abaissé ou levé, les ouvertures en question viennent se })lacer en face de celles des appendices, ou se trouvent en contact avec une partie pleine : la communication se trouve ouverte ou fermée, comme on peut le voir sur les figures 439 et 440 , qui représentent une coupe des cylindres logeant les pistons et les pistons eux-mêmes. L'exécutant agit d'ailleurs tantôt sur un seul, tantôt sur deux, tantôt sur les trois pistons. Les appendices sont euxmêmes formés de pièces mobiles qu'on peut allonger ou raccourcir dans une certaine mesure. Enfin, la pièce du tuyau de l'instrument où s'adapte l'embouchure est plus ou moins longue,

Fig. -438. — Lo curncl à pistons.

Fig. 4511. — Coupe des pistons levés. Fig. 440. — Pistons abaissés.

suivant le ton du morceau de musique à exécuter. On peut, de

cette façon, accorder l'instrument a^/ec toute la justesse nécessaire.

§ 4. LA CORiNEMUSE ET I,A MUSETTE.

Dans tous les instruments à vent que nous venons de passer en revue, les embouchures, embouchures de tlûtc, à anche ou à bocal reçoivent de la bouche ou des lèvres de l'artiste le courant d'air, le vent qui met en vibration la colonne d'air du tuyau de l'instrument. Avant d'étudier l'orgue, où le courant dont il s'agit est produit mécaniquement par une soufflerie, nous devons dire deux mots d'un instrument champêtre où l'air, dont la pression doit faire vibrer les anches, est emmagasiné dans un réservoir en peau avec lequel communiquent les embouchures des tuyaux sonores.

C'est la cornemuse (fig. 441), qui était déjà connue des anciens Romains sous le nom de tibia utricularis ; on ne la trouve plus guère aujourd'hui que dans quelques cantons reculés de nos provinces, dans les montagnes de l'Ecosse, etc.

En suivant la figure, on comprendra aisément le mécanisme de l'instrument. A est le sac en peau de mouton qui sert de réservoir d'air, et que le musicien gonfle en soufflant dans le porte-vent C : une soupape intérieure s'ouvre de dehors en dedans et permet à l'air d'entrer, mais non de sortir. BEF sont trois chalumeaux, espèces de flûtes ou plutôt de hautbois ouverts au dehors et munis, à leur extrémité intérieure, d'autant d'anches de roseau. B et F se nomment le gros et le petit bourdon : ils résonnent à l'octave l'un de l'autre. Les chalnmcau.x E et F sont percés de trous qui permettent d'obtenir des sons intermédiaires enti'e les sons fondamentaux et leurs harmoniques.

Quand le musicien a gonflé la cornemuse, qu'il tient embrassée entre son corps et son bras gauche, il la presse avec le coude et force ainsi l'air à s'échapper parles anches, qui vibrent et font sonner les chalumeanx. Par le jeu des doigts, il obtient

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