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LA CORNEMUSE ET LA MUSETTE

les sons variés dont l'ensemble forme l'air avec son accompagnement. Il a pu d'ailleurs accorder préalablement les chalumeaux, qui sont mobiles dans leurs boîtes et peuvent ainsi être accourcis ou allongés dans une certaine mesure.

La musette (fig. 442) est une cornemuse perfectionnée, dont les chalumeaux CD sont munis de clefs comme les instruments que nous avons étudiés plus haut, la flûte, le hautbois, etc., et dont le bourdon E est un cylindre contenant une série de tuyaux auxquels des anches sont adaptées intérieurement.

Fig. 441. — Conieuiuse. Fig. 4iii. — Musetlu.

Quelques-uns de ces tuyaux sont doublement courbés, de manière à rendre des sons d'autant plus graves que leur longueur totale est plus grande. Des coulisses, qui font saillie à l'extérieur et qu'on nomme des layettes, sont mobiles le long du bourdon et permettent, soit de boucher tout à fait, soit de laisser plus ou moins fermée une fente qui correspond à l'ouverture de chaque tuyau. C'est le bourdon qui fait entendre les accords d'accompagnement dans la musette.

Une autre différence essentielle avec la cornemuse, c'est que le musicien gonfle l'instrument par le porte-vent B, non plus en soufflant avec sa bouche, mais en faisant mouvoir un soufflet

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(lîg. 443) dont la douille s'ajuste avec l'ouverture du portevent et que le joueur porte attaché à sa hanche droite.

La musette a eu une grande vogue au dix-septième siècle, à la cour, à la ville comme aux champs; mais, malgré l'origina-

b'i'^. -445. — Soulllet servant à gonller la muselle.

lité et l'élégance de sa forme et la profusion des ornements dont on la décorait, la mode avait déjà abandonné cet instrument, en somme fort ingrat, quand, à la lin du règne de Louis XIY, le goût de la musique se développa et s'épura. Aujourd'hui, la musette n'est plus qu'un souvenir.

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