‹ Le monde physiqueChapitre 255 sur 271 · L'ORGUE · texte numérisé non relu

L'ORGUE

Le larigot, octave au-dessus du nasard, jeu aujourd'hui supprimé.

Viennent ensuite les jeux de cornet, de fourniture, de trompette; puis la voix humaine, le cromorne, le clairon, la voix angélique, octave de la voix humaine, etc.

Ces différents jeux sont formés de tuyaux dont les embou-

Fig. 444. — .liiux d'orgue : 1, prestaat; 2, gros nasard; 5, nasard; 4, cornet; 5, flùle ; 6, trompette; 7, voix humaine; 8, bombarde; 9, fourniture.

chures varient, — nous l'avons déjà dit, — dont les longueurs varient, — ces longueurs sont calculées d'aj3rès les lois des vibrations sonores des tuyaux ouverts ou fermés, — de plus, dont les formes varient aussi. Les tuyaux en bois sont prismatiques ou en forme de pyramides tronquées à bases carrées ; les tuyaux en étain ou en étoffe, alliage formé d'une partie de plomb et d'une d'étain, sont de forme cylindrique, ou de forme conique

se terminant en pointe, ou enfin de forme conique évasée comme des pavillons. La figure 425 fait voir la forme du bourdon de 16 pieds et celle de la montre de 16 pieds. Dans la figure 444, on peut voir quelles sont les formes des tuyaux de quelquesuns des jeux que nous avons cités plus haut. 11 y a des tuyaux ouverts, des tuyaux bouchés totalement, et enfin des tuyaux à cheminée, c'est-à-dire bouchés partiellement. Les tuyaux fermés en bois s'accordent au moyen du tampon garni de cuir qui en bouche l'ouverture supérieure, en enfonçant plus ou moins ce tampon, et en modifiant ainsi la longueur de la colonne vibrante. Les tuyaux en plomb s'accordent le plus souvent à l'aide des oreilles, plaques de plomb flexibles soudées de chaque côté de la lumière ; on ouvre ou l'on ferme plus ou moins ces valves mobiles qui augmentent ou diminuent la largeur de la colonne d'air, qui s'échappe de la lumière. Enfin, les tuyaux à anches s'accordent en se servant de la rasette pour allonger ou raccourcir la longueur de la lame métallique vibrante qui est appliquée contre l'ouverture.

Tous ces jeux n'ont pas une égale étendue musicale, ou, ce qui revient au môme, ne sont pas formés d'un égal nombre de tuyaux sonnant chacun une des notes de la gamme. C'est ainsi qu'en ])artant du prestant, qui embrasse quatre octaves, deux octaves aiguës et deux octaves graves, on trouve la flûte, le clairon, la voix angélique, qui ont la môme étendue que le prestant. Tous les cornets, (j)wicl cornet, cornet de récit, cornet (Vécho n'embrassent chacun que deux octaves, depuis la première octave au-dessous du ton jusqu'à la première, l;i deuxième et la troisième au-dessus du ton. La voix humaine, le cromorne, la trompette, le bourdon de 8 [)ieds, donnent quatre octaves, trois graves et une aiguë. La bombarde, la montre et le bourdon de 16 pieds embrassent quatre octaves graves.

Les jeux que nous venons de passer en revue appartiennent aux orgues telles qu'on les construisait à la fin du siècle dernier ; en y joignant 5 jeux de pédale on arrivait, jiour un orgue complet, à un ensemble de 50 jeux dilférenls. Le nombre en a été

bien augmenté depuis : l'orgue de Harlem, l'un des plus fomeux qui existent, a 60 jeux et 5000 tuyaux ; les orgues de Liverpool et d'Ulm ont chacun 100 jeux. Mais le plus complet, sous ce rapport, est sans contredit le grand orgue de Saint-Sulpice, à Paris, où le nombre des jeux s'élève à 100 cl celui des tuyaux sonores à 7000.

§ 2. MÉCAiNISME IlE l'oUGUE. — SOUFFLEIUE ET 1>(JHTE-VEJNT. SOM.MIEItS

ET lilGlSTRES. CLAVIERS, ABRÉGÉ, PÉDALES.

Maintenant, la partie instrumentale ou purement musicale de l'orgue étant connue, il nous reste à faire voir quelle est la disposition des tuyaux sonores., comment et par quel mécanisme l'exécutant les fait parler successivement ou simultanément, de manière à rendre les effets mélodiques et harmoniques du morceau qu'il joue, comment enfin, à son choix, il emploie tel ou tel jeu.

Pour plus d'oi'dre et de clarté, décrivons d'abord l'ensemble.

Tous les tuyaux des divers jeux sont rangés verticalement dans une construction de menuiserie, plus ou moins ornée et plus ou moins considérable, qu'on nomme le fût ou le buffet (Vorgue. Le plus souvent, le buffet d'orgue est double et se compose, en avant, d'un petit orgue qu'on nomme le positif, et, en arrière, du grand orgue {\)\. XXVI). C'est entre les deux que se placent les claviers que touche l'organiste. On place ordinairement dans les hauteurs du buffet du grand orgue une troisième partie, plus petite que le positif et ayant son sommier, ses jeux : c'est le récit qui renferme ceux des jeux de l'orgue les plus appropriés à l'exécution des solos.

Le vent est donné aux tuyaux par une soufflerie qu'on meut à bras d'homme et qu'on peut concevoir mû par un système moteur quelconque. L'air, plus ou moins comprimé, passe de la soufflerie dans des canaux ou porte-vent , et, de là, dans les gravures des sommiers. On entend par sommiers les caisses

au-dessus desquelles sont disposés les tuyaux des différents jeux. En faisant mouvoir, à l'aide de boutons mis à la disposition de la main de l'organiste, des pièces qu'on nomme registres, le vent se trouve en communication avec tel ou tel jeu ; si alors l'exécutant appuie sur les touches des elaviei'S, un mécanisme particulier, Vahrégé, fait ouvrir des soupapes disposées au-dessous de l'ouverture des tuyaux. Ceux-ci parlent alors en rendant les sons correspondants aux notes ou aux touches des claviers.

Reprenons maintenant chacune des parties de l'orgue que

Fig. 445. - Sommier garni de ses liiyaiix.

nous venons de passer en revue, afin que le lecteur puisse se faire une idée claire du fonctionnement de cet immense appareil musical.

ABC (fig. 445) est un sommier. Plusieurs séries de tuyaux sonores, TT'T", sont disposées verticalement au-dessus du sommier par rangées parallèles T'T' ; chacune de ces rangées, telle que TT, constitue un jeu. Par leur pied, les ouvertures des tuyaux pénètrent à l'intérieur du sommier, dont la table supérieui'e se nomme chape du sommier. Un peu au-dessus de leurs embouchures, une seconde table, le faux sommier, abd, les maintient verlicanx.

Le Yent est amené de la soufflerie par les porte-vent à l'intérieur d'une sorte de caisse ABD placée en avant du sommier et à sa partie inférieure : c'est ce qu'on nomme la laie. Il nous reste à dire maintenant comment, de la laie, le vent peut passer dans les tuyaux. Pour cela, le dessus du sommier, outre la chape percée de trous où s'emboîtent les tuyaux, comprend une suite de rainures dont chacune court le long des tuyaux d'un même jeu, et qui sont séparées les unes des autres par des barres parallèles qu'on nomme les registres donnants. Le fond de ces rainures est percé de trous situés verticalement audessous des tuyaux du jeu. Enfin une barre mobile, également percée de trous, peut glisser dans chaque rainure : c'est le

registre CR, C'R', C"R" Or, quand le registre est ouvert,

c'est-à-dire quand l'organiste a tiré le bouton qui correspond au jeu qu'il veut faire parler, tous les trous du registre se trouvent vis-à-vis de ceux de la chape et des rainures qui répondent au jeu : le vent peut donc arriver à l'ouverture de chaque tuyau. Mais alors il ferait parler à la fois tous les tuyaux d'un même jeu, si une disposition spéciale ne fermait le passage du vent pour tous les tuyaux qui ne correspondent point précisément à la note ou aux notes dont l'exécutant abaisse les touches. Le dessous du sommier est, pour cela, formé de compartiments, de rainures transversales qu'on nomme les gravures. Chaque gravure AR (fig. 446) communique avec la laie L qui renferme le vent, par une soupape S, de sorte que si cette soupape est ouverte, le vent pénètre dans la gravure correspondante. Chaque gravure répondant à une même note, c'est-à-dire à tous les tuyaux des divers jeux du sommier susceptibles de rendre cette note, le vent qui vient d'y pénétrer par la soupape ouverte, ne fera parler que le tuyau ou les tuyaux des jeux dont les registres sont ouverts.

Le clavier de l'orgue est semblable à celui du piano, avec cette différence que chaque orgue possède plusieurs claviers. En abaissant une touche avec le doigt, l'organiste fait mouvoir, par l'intermédiaire d'un mécanisme d'ailleurs fort simple qu'on I. m

nomme abrégé, des liges ou tringles cl qui, articulées à un levier coude, font ouvrir les soupapes et amènent ainsi le vent dans les gravures des sommiers ; s'il cesse d'appuyer sur la touche, la soupape se referme sous l'action du ressort r. Outre les claviers à touches manœuvrés par les mains de l'exécutant, il y a des claviers de pédales qui correspondent à des jeux particuliers et qui sont mis en mouvement à l'aide des pieds.

Pour résumer, supposons l'organiste assis sur son siège en face des claviers. Les souffleries sont en action, et par conséquent l'air est dans les porte-vent à la pression convenable.

Fig. 440. — Coupe transversale du sommier. Laie et soupape.

L'organiste commence par tirer les jeux dont il veut se servir pour l'exécution du morceau musical qu'il a en vue : c'est ce qu'il fait en tirant les boutons qui sont à sa portée tout autour du clavier. Les barres font mouvoir une série de leviers qui ouvrent les registres correspondants.

Ceci fait, aucun tuyau ne parle encore, bien que les laies des sommiers soient remplies du vent prêt à remplir son ofhce partout oii besoin sera. L'organiste pose-t-illes doigts sur l'une des touches d'un des claviers, aussitôt l'une des soupapes de l'intérieur de la laie d'un sommier s'ouvre, le vent ])énètre dans la gravure correspondante, et de là dans les tuyaux dont les registres sont ouverts; môme chose arrive si, du pied, il

abaisse l'ime ou l'autre des pédales. A partir de ce moment, l'orgue est eu action et les mélodies, comme les accompagnements harmoniques, s'échappent de son sein au gré de l'exécutant.

Nous avons suivi, pour décrire l'orgue et son mécanisme, la construction telle qu'elle était à la fin du siècle dernier et que la décrit, avec les plus minutieux détails, la grande Encyclopédie de d'Alembert et Diderot. La raison en est qu'un grand nombre d'orgues existants encore sont faits d'après ce modèle. Mais on conçoit que depuis un siècle les facteurs d'orgues aient réalisé des perfectionnements de détail en rapport avec les progrès de l'industrie et de l'art depuis cette époque.

Le mécanisme de ce merveilleux instrument est devenu plus régulier, plus sûr et il a gagné à la fois en étendue, en puissance et en sonorité. On en pourra juger par quelques détails l'elatifs à des orgues nouvellement construites en France, et dont les plus remarquables sont sans contredit les orgues de Saint- Denis, celles de Notre-Dame et de Saint-Sulpice, à Paris. Un facteur français, M. Cavaillé-Coll, a particulièrement attaché son nom à ces instruments magnifiques'.

Un niot d'abord sur la soufflerie. Voici ce que nous lisons à cet égard dans le rapport officiel sur la réception du grand orgue de Notre-Dame :

« La soufflerie se compose d'une grande soufflerie alimentaire, à double réservoir, avec quatre paires de pompes pouvant fournir environ 400 litres d'air par seconde, et d'une soufflerie à forte pression armée de deux paires de pompes fournissant par seconde 200 litres d'air. Outre les quatre grands réservoirs régulateurs placés à proximité des sommiers qu'ils alimentent, on trouve encore dans l'intérieur de l'orgue deux grande réservoirs régulateurs à forte pression ; quatre autres réser-

1. Voici, d'après un célèbre organiste conlemporain, M. G. Sclunitt, les noms des principaux facteurs qui ont contribué au perfectionnement de l'orgue. Ce sont : en France, MM. Erard, Cavaillé-Coll, Barker, d'Allery, Callinct, J. Abbey, Suret et Stein ; en Allemagne, MM. Zuberbier, Walker, liaupt, Hildelirand, Ralzmann, Vorenweg, Englcr, Mass et Breidenfeld ; en Angleterre, MM. Hill, Bisbop, Telfort, Gray et Davison, Bcvington.

voirs régulateurs pour le récit, le grand chœur et les dessus du clavier de positif et de bombarde ; un grand nombre de récipients d'air disséminés dans toute l'étendue de l'orgue, et armés de ressorts pour éviter toute espèce d'altération dans la pression du vent. »

L'utilité de ces différents réservoirs, qui ne contiennent pas moins de 25 000 litres d'air comprimé, se comprendra si l'on songe que tel tuyau ne dépense pas plus d'un centilitre d'air par seconde, tandis que les gros tuyaux de 52 pieds en absorbent chacun 70 litres pendant le même temps.

Fig. 4i7. — Clavier du grand orgue de Notre-Dame de Paris.

Nous avons vu par quel mécanisme simple on communiquait le mouvement des touches du clavier aux soupapes qui correspondent à une série déterminée de tuyaux. Néanmoins la résistance à vaincre était, pour l'organiste, une fatigue que le mécanisme inventé par Barker a beaucoup allégée. Ce mécanisme consiste dans l'emploi d'un soufflet-moteur interposé entre la touche du clavier et la soupape dont il vient d'être question. Ce soufflet, mis en relation avec la soufflerie par un porte-vent et une soupape spéciale sur laquelle agit la touche, se gonfle et exerce un effort suffisant pour vaincre la résistance de la soupape placée dans le sommier, de sorte que l'effort du doigt de l'organiste ne s'exerce plus sur la soupape à large

surface, mais sur la petite soupape alimentaire du souffletmoteur.

M. Cavaillé-Coll a encore perfectionné ce mécanisme, mais il a eu aussi l'heureuse pensée d'en appliquer le principe à la manœuvre des registres, de façon à réduire encore le travail mécanique de l'exécutant, pour accroître d'autant sa part d'attention et d'efforts dans ce qui est du pur domaine de l'art.

Le nombre et la variété des jeux ont été aussi considérablement augmentés dans les orgues récemment construites. L'orgue de Notre-Dame ne comprend pas moins de cinq claviers à main et un clavier de pédale. Voici les nombres de jeux et de tuyaux que fait parler chacun de ces claviers :

Clavier de pédale 16 jeux et 480 tuyaux.

— du grand chœur 12 — 672 —

— du grand orgue 14 — 1088 —

— de Lombarde 14 — 945 —

— du positif 14 — 989 —

— du récit 16 — 1072 —

Le clavier de pédale s'étend de ut à fa et comprend 50 noies; et chacun des claviers à main s'étend de nt à sol et possède 56 notes : en tout 86 jeux, 5246 tuyaux, plus 12 registres et 22 pédales de combinaison.

L'orgue de Saint-Sulpice, bien que ne l'emportant pas sur celui de Notre-Dame par la perfection de sa facture et par sa puissance, lui est supérieur par le nombre de ses jeux, qui n'est pas moindre de 100, sans compter 10 registres et 20 pédales de combinaison. Il ne renferme pas moins de 7000 tuyaux. Un célèbre organiste allemand, M. A. Hesse, parle en ces termes de l'orgue de Saint-Sulpice :

« Le son de l'orgue plein est gigantesque; j'ai joué quelques morceaux avec 100 jeux tonnants. L'harmonie est de la plus grande pureté, le vent d'une égalité parfaite. Les 29 jeux d'anches sont beaux et brillants ; ils parlent si promptement qu'on peut exécuter des quadruples croches. La bombarde, de 52 pieds, se compose d'énormes tuyaux en étain avec une très

longue embouchure; elle parle aussi facilement que les cordes d'un bon Yioloncelle. Je dois déclarer que, de tous les instruments que j'ai vus, examinés et touchés, celui de Saint-Sulpice

Fig. 448. — Pyroi)hone de M. F. Kastner.

est le plus parfait, le plus harmonieux, le plus grand et réellement le chef-d'œuvre de la facture d'orgues moderne. »

Les curieuses expériences des flammes chantantes, que nous avons décrites dans un précédent chapitre, ont suggéré à

M. F. Kastncr l'idée de construire un orgue d'un geiuT tout nouveau, auquel l'inventeur a donné le nom de pyrophonc .

Dans chacun des tuyaux eu verre qui composent ce nouvel instrument de musique se trouvent disposés deux ou plusieurs Jjecs de gaz hydrogène, dont les flammes se confondent lorsque le tuyau est muet. Pour le faire parler, il suffit d'appuyer sur

Fig. 449. — Or<riie de Baibeii, dit vulgaircmont orgue de Barbarie.

la touche correspondante du clavier du pyrophone : par un mécanisme très simple, le mouvement de la touche se communique aux becs, et les flammes qui étaient en contact se séparent. Aussitôt le son se produit ; le tuyau parle. Au contraire, le doigt de l'exécutant cesse-t-il d'appuyer sur la touche, les flammes se rapprochent, et le son cesse immédiatement.

M. Kastner a trouvé par l'expérience que les flammes doivent être placées au tiers de la hauteur de la base inférieure des

tubes : celte condition est nécessaire pour que les phénomènes d'interférence donnent lieu à la production, puis à la cessation instantanée du son. Le gaz hydrogène pur avait d'abord paru indispensable pour le fonctionnement du pyroplione ; mais des essais nouveaux ont permis d'employer le gaz d'éclairage, à la condition d'augmenter le nombre des flammes de chaque tuyau.

Les sons du pyrophone ont un timbre particulier, qui a de l'analogie avec celui de la voix humaine.

Terminons ce que nous avions à dire des instruments à vent par une simple mention de Vorgiie à cylindre, connu sous le nom populaire à'orgiie de Barbarie. Restituons d'abord à cet instrument son nom véritable, qui est celui de son inventeur. 11 faut dire : orgue de Barheri et non pas de Barbarie; Barberi est, en effet, le nom du facteur de Modène qui a imaginé cet instrument automatique. En tournant une manivelle, on fait mouvoir un cylindre muni de cames plus ou moins allongées, qui abaissent les touches d'un clavier. A ces touches correspond un mécanisme qui fait jouer une série de jeux dont les tuyaux, mis en vibration par l'air d'une soufflerie, résonnent et peuvent reproduire ainsi un morceau musical.

Outre les petits orgues portatifs qu'on voit circuler dans les rues, on en exécute ayant de plus grandes dimensions et que l'on trahie sur de petites voitures : c'est un de ces derniers que représente la figure 449. Ces instruments n'ont pas, sans doute, une grande valeur au point de vue de la perfection des sons, et la musique qu'ils jouent n'est pas toujours fort agréable pour les oreilles des dilettanti; mais ils servent à populariser, à la campagne et à la ville, les plus beaux airs des compositeurs : ouvertures, marches d'opéras, symphonies. A ce titre, ils méritaient certainement une mention.

Page 1