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Vnvez lo rhajiitre VI, § 5, sur lo principe d'Archimède

LOIS DES OSCILLATIONS DU PENDULE

une grande précision les petites inégalités qui pourraient caractériser des mouvements très rapides. L'observation du pendule permit à Newton de lever cette dllficulté. Il se servit, dans ce but, de boules de bois creuses de même diamètre, qu'il suspendit à des fils de même longueur; puis il les fit osciller après y avoir introduit des poids égaux de diverses substances, bois, fer, or, verre, sel, etc. Dans ces conditions, la résistance de l'air au mouvement des pendules ainsi formés est partout la même, et si la pesanteur agissait sur les corps suivant une autre raison que celle des masses, il est clair que la durée des oscillations eût été différente pour chaque sorte de pendule. Or l'expérience faite par Newton fit voir que le nombre d'oscillations en un môme temps était toujours le même.

Des expériences analogues ont été reprises depuis par le célèbre Bessel, qui trouva, toutes corrections faites, que des pendules synchrones, fabriqués avec les substances les plus diverses, métaux, minéraux, ivoires, ont identiquement la même longueur.

Une des premières applications scientifiques de l'isochronisme des oscillations pendulaires est due à Galilée lui-même, qui s'en servit pour la mesure des petites durées, pour comparer celle des pulsations du pouls. Le pulsilogue — tel est le nom donné au petit appareil qu'il construisit dans ce but — précéda de beaucoup la belle invention d'Huygens ' dont nous parlerons plus loin.

\. « La première application à laquelle songea Galilée, a dit M. Bertrand, fût inspirée par ses études de médecine. On tàlait depuis longtemps le pouls aux malades, et pour désigner le résultat de cet examen, la langue médicale, Molière nous l'apprend, était même d'une grande richesse; mais on ne mesurait pas, faute d'instruments convenables, la durée exacte d'une pulsation. Galilée songea à la comparer à celle des oscillations d'un pendule. Une disposition facile à imaginer permettait d'allonger ou de raccourcir le fil de suspension pour obtenir l'accord désiré, et lorsqu'un malade avait la fièvre, au lieu dédire comme aujourd'hui : Son pouls bat cent quarante pulsations par minute, on disait : 11 marque six pouces trois lignes au pulsilogue. Plusieurs médecins célèbres s'empressèrent d'adopter cette idée, et quelques-uns lui firent même l'honneur de se l'approprier. » Le métronome qui sert h marquer les divers degrés du mouvement dans l'exécution des morceaux de musique, a la plus grande analogie avec le pulsilogue de Galilée.

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