UNE AURORE POLAIRE
INTRODUCTION GÉNÉRALE. xxiii
orages, cyclones, vents et pluies, trombes, grêle, avec tout leur cortège de phénomènes électriques, éclairs, foudres et tonnerre, quel admirable sujet d'études et d'observations pour le savant, quel spectacle varié pour le peintre ou pour le poète ! Des solitudes glacées du pôle où brillent les aurores aux zones tropicales où resplendit une magnifique et exubérante végétation, on rencontre, par des transitions presque insensibles, tous les climats, en passant par ces régions tempérées si gracieuses, où tout semble disposé pour le séjour privilégié des sociétés humaines et pour le développement le plus complet de la civilisation.
La part que la chaleur et la lumière solaire, les courants électriques et magnétiques, la distribution des continents et des mers, la nature du sol et sa configuration, peuvent avoir dans cette variété des climats, de leurs flores et de leurs faunes, est certainement, parmi les questions que la science de la physique du globe permet d'aborder, une des plus propres à piquer notre curiosité. C'est aussi une des plus intéressantes à résoudre pour la satisfaction de nos besoins, et pour la direction à donner à notre activité collective en vue des progrès sociaux. Aussi sera-ce une partie essentielle du programme que nous nous sommes tracé en vue de la description du Monde physique et de ses lois.
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En météorologie, comme d'ailleurs dans toutes les autres sciences naturelles, il y a deux manières de considérer les faits, deux points de vue sous lesquels les phénomènes peuvent et doivent être envisagés, sans quoi la science resterait incomplète.
Ces phénomènes peuvent être observés, étudiés, décrits dans